A la veille de la Coupe d’Afrique des nations (Can), la question de l’éclairage public à Libreville comme à Oyem, Franceville et Port-Gentil inquiète plus d’un. A la faveur d’une visite sur la voie principale de la capitale, le 8 janvier au soir, le ministre de l’Eau et de l’Energie a assuré que tout est en voie de s’arranger.

Vue de Libreville dans la nuit du 8 au 9 janvier 2016. © Gabonreview

 

Pour évaluer l’avancée des travaux lancés depuis quelques mois, Guy Bertrand Mapangou, le ministre d’Etat en charge de l’Eau et de l’Energie, a initié une visite, le 8 janvier au soir, sur l’axe Lalala à droite-stade de l’amitié d’Angondjé, en passant par le rond-point de la Démocratie. L’objectif de cette visite effectuée en compagnie des responsables du Conseil national de l’eau et de l’électricité (CNEE) : vérifier le niveau et la qualité de l’éclairage public à Libreville. Si au terme de son inspection le membre du gouvernement n’a pas caché son optimisme de voir les choses s’améliorer dans les jours qui viennent, c’est que les équipes du CNEE sont à pied d’œuvre pour permettre, dans un premier temps, aux usagers de cette voie de bénéficier d’un meilleur éclairage. Urgence de la Can et nécessité d’offrir une image plus attrayante de la capitale obligent.

Guy Bertrand Mapangou et des responsables du CNEE, lors de la visite. © Gabonreview

Pourtant, mis à part l’urgence liée à la Can, le faible niveau de l’éclairage public à Libreville comme dans de nombreuses localités du pays nécessite une franche implication du gouvernement. Le sujet, a d’ailleurs reconnu Guy Bertrand Mapangou, est devenu une question de sécurité publique. A en croire le ministre, la difficulté réside dans le modèle de financement du secteur. L’éclairage public au Gabon, comme l’approvisionnement en électricité et en eau des populations, est géré par le CNEE qui, à son tour, est financé par les redevances sur chaque facture des consommateurs. Or, «la SEEG, chargée de prélever cette redevance, fait de la rétention», a regretté le membre du gouvernement. En clair, ne bénéficiant pas de subvention, le CNEE fait face depuis ces dernières années à d’importantes difficultés, alors que les coûts liés à l’achat des équipements permettant un meilleur éclairage des villes sont de plus en plus élevés. «Avec le peu d’argent qu’on a, nous essayons de faire au mieux», a toutefois tenté de rassurer Etienne Emane, le directeur technique du CNEE.

Toutefois, Guy Bertrand Mapangou, a assuré que de nouveaux équipements (candélabres, luminaires, etc.) sont disponibles, et le chantier qui, pour l’heure est en arrêt au niveau de l’échangeur de Lalala, va reprendre incessamment. Pour la réhabilitation des 24 mâts lumineux que compte Libreville, c’est déjà un défi relevé, a assuré le ministre. Reste donc à relancer les chantiers dans les artères de la capitale et dans d’autres villes du pays.