Selon le rapport de la situation externe établi par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le 20 mai 2017, au 19 mai dernier, 34 cas de la maladie du virus Ebola (EVD) et quatre décès ont été enregistrés.

Un employé dans un centre de traitement contre la maladie à virus Ebola en Sierra Leone prend soin d’une malade. © /Tommy Trenchard

 

L’épidémie EVD en République démocratique du Congo notifiée à l’OMS par le ministère de la Santé le 11 mai 2017, fait ses premières victimes. Au 19 mai 2017, 34 cas EVD et quatre décès ont été rapportés. À ce jour, quatre décès ont été signalés, ce qui donne un taux de létalité de 12%.

Les cas déclarés proviennent de cinq zones de santé : Nambwa (12 cas et trois décès), Muma (trois cas et aucun décès), Ngayi (14 cas et un décès), Azande (deux cas et aucun décès) et Ngabatala (trois cas et aucun décès). La plupart des cas présentent une fièvre, des vomissements, une diarrhée sanglante et d’autres symptômes et signes saignants. L’épidémie reste actuellement limitée à la zone de santé de Likati.

Sur les cinq échantillons de sang analysés au laboratoire national de référence, Institut national de recherche biomédicale (INRB) à Kinshasa, deux ont été confirmés par l’ebolavirus du Zaïre. Des échantillons aliquotes ont été envoyés au Centre collaborateur de l’OMS pour les arbovirus et les fièvres hémorragiques virales au Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF), au Gabon, qui a confirmé les deux cas confirmés parmi les cinq échantillons initiaux. L’analyse séquentielle des gènes est en cours.

«Selon les informations disponibles à ce stade, aucun travailleur de la santé n’a été affecté», précise le rapport qui assure que «l’OMS, les agences des Nations unies, les organisations internationales, les organisations non gouvernementales (ONG) et les partenaires continuent d’appuyer le ministère de la Santé en RDC pour enquêter rapidement sur l’apparition de la maladie du virus Ebola (EVD) dans la zone de santé de Likati, Bas Uele située dans le nord-est du pays».

La zone de santé de Likati partage ses frontières avec deux provinces en République démocratique du Congo et avec la République centrafricaine. Les zones touchées sont éloignées et difficiles à atteindre, avec des réseaux de communication et de transport limités.