Les membres de la confédération syndicale Dynamique unitaire, promettent de paralyser le pays chaque lundi à compter du 8 mai prochain. L’initiative consiste à observer un jour de grève dans tous les secteurs d’activités

Les travailleurs membres de la confédération syndicale Dynamique unitaire votant pour le lundi noir, le 1er mai 2017. © Gabonreview

 

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En marge de la célébration de la fête du travail par certains employés au Boulevard Triomphale, le 1er mai 2017, sous le thème «promotion des organes d’expression du dialogue social au sein des entreprises», les travailleurs membres de Dynamique unitaire, célèbre confédération syndicale, ont voté en assemblée générale, leur nouvelle forme de protestation jusqu’à satisfaction totale de leurs revendications.

«La lutte est déjà dans nos gènes. Face à tout ce qui se passe, nous allons toujours lutter. Nous avons décidé de la nouvelle forme de lutte qui est la suivante : l’observation d’une journée de grève, de ville morte chaque semaine, tous les lundis jusqu’à satisfaction totale de nos revendications», a indiqué le président de la Dynamique unitaire, Jean Remy Yama.

Cette nouvelle posture, programmée à partir du 8 mai prochain dans tous les secteurs d’activité (public, parapublic et privé), vise selon les membres de la Dynamique unitaire, à mieux exprimer la colère du travailleur gabonais, à faire entendre aux autorités leurs désaccords, mais également à contraindre le gouvernement à ouvrir des négociations avec la structure syndicale. La confédération syndicale proteste contre les violations des droits de l’homme, la suspension illégale de la Conasysed, le blocage de la carrière de l’agent public et la vie chère.

«Il est vrai que les Gabonais sont ce qu’ils sont. Certains vont traîner les pieds, mais nous Dynamique unitaire, nous appelons tous les travailleurs, tous les syndicalistes pour exprimer notre colère. Nous agirons dans ce sens et je sais que chaque Gabonais qui vit toutes ces injustices en lui, réagira et tôt ou tard, nous arriverons à 100% de suivi de ce mouvement ou de cette forme de grève», a assuré Jean Remy Yama.