Un jour après son lancement le 12 mars, la grève générale illimitée décrétée par la centrale syndicale Dynamique Unitaire sur l’ensemble du territoire semble n’avoir pas pris corps.

Des travailleurs lors d’un vote à la grève (archives). © Facebook/Marcel Libama

 

La grève générale illimitée décrétée par la centrale syndicale Dynamique unitaire le 12 mars accuse un retard à l’allumage. Censé être déclenché dans tous les secteurs (public, parapublic et privés), ce mouvement de grève est, selon les syndicalistes, la réponse au «mutisme et mépris» du gouvernement face à leurs revendications, après l’expiration du préavis de grève déposé le 1er mars sur la table du Premier ministre.

Seulement, deux jours après son lancement, le mouvement n’est pas assez perceptible. Les agents des administrations ne semblent pas avoir suivi le mot d’ordre de grave.

C’est le cas au Centre hospitalier universitaire de Libreville (Chul), où le personnel a été présent dans sa globalité, selon le Dr Ngoma, chef de services urgences.

«Tous les agents sont présents. Il n’y a pas de mouvement de grève chez nous nous activons à soigner les gabonais», a-t-il déclaré sur Gabon 1ere.

Même constat au Collège d’enseignement secondaire de la cité Damas, où le chef de cet établissement affirme n’avoir pas ressenti les effets de la grève. «Tous mes collaborateurs sont présents nous nous attelons à boucler le trimestre donc nous n’avons pas de problèmes», a lancé Precos Mezui.

Toutefois, pour le secrétaire général de Dynamique Unitaire, «la grève n’a pas besoin d’être suivie par tous les agents pour être ressentie», a expliqué Luc Patrick Mombo. Selon lui, il suffit qu’elle soit observée dans les secteurs stratégiques tels que la «Santé et l’éducation» pour avoir l’impact souhaité.

Par ailleurs, les syndicalistes estiment qu’il est très tôt pour mesurer l’ampleur de l’observation de la grève. Pour Dynamique unitaire, la grève est belle et bien lancée.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga