Biologiste au Centre hospitalier régional d’Oyem, Clément Ella Ona est en conflit avec le gouverneur du Woleu-Ntem, Gustave Meviane. Pour ses camarades de la Dynamique unitaire, il est «victime» de son engagement syndical.

Le Centre hospitalier régional d’Oyem, où exerce Clément Ella Ona. © D.R.

 

Président du comité de suivi des conclusions de la Commission de réflexion sur le fonctionnement du Centre hospitalier régional d’Oyem, Clément Ella Ona aurait été sommé par le gouverneur de la province du Woleu-Ntem, Gustave Meviane, de quitter la ville.

L’information a été donnée par la confédération syndicale Dynamique unitaire, qualifiant cette décision «d’abus d’autorité et d’excès de pouvoir», prise en violation de la Convention 98 de l’Organisation internationale du travail en ses articles 1 et 5, de la Constitution gabonaise en son article 1er alinéas 7 et 13 et de la loi 8/91 portant statut général des fonctionnaires en son article 21.

Il aurait décidé de convoquer une assemblée générale le 4 juin 2018, pour rendre compte à ses pairs membres de la Dynamique unitaire les contours des travaux initiés par le gouverneur de la province du Woleu-Ntem, pour répondre aux revendications des agents de la structure sanitaire notamment : le paiement de 23 mois de la prime dénommée quote-part, la mise en circulation des bus de transport du personnel et l’application de l’arrêté instituant la répartition des recettes propres.

«Le gouverneur de la province du Woleu-Ntem a sommé Clément Ella Ona de ne plus mettre pied à l’hôpital dans les heures qui suivent au risque d’être arrêté par les forces de sécurité et de défense, et de quitter la province du Woleu-Ntem sans délais».

A l’origine, indique Dynamique unitaire, les agents du Centre hospitalier régional d’Oyem avaient initié un préavis de grève pour revendiquer le paiement de 23 mois de la prime dénommée quote-part, la mise en circulation des bus de transport du personnel et l’application de l’arrêté instituant la répartition des recettes propres. Suite au dépôt de ce préavis de grève, le gouverneur de la province du Woleu-Ntem avait mis en place une commission de réflexion sur le fonctionnement de l’hôpital.