La Direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCC) a retiré du circuit commercial 59 tonnes de sel. Le produit de marque Salifa Salina serait de qualité douteuse.

Sel de table

La marchandise a été saisie la semaine écoulée dans un entrepôt appartenant à un operateur économique établit à Oloumi (5e Arrondissement de Libreville), puis mis sous quarantaine en attendant les analyses de laboratoire. En provenance de l’Inde, la teneur en iode de ce sel serait supérieure à la norme requise au Gabon.

En attendant les résultats définitifs analyses, les experts de la DGCC estiment que les produits saisis auraient une teneur en sel de 55 Ppm au lieu de 30 Ppm, la marge supérieure admise dans le pays. Un surplus de la teneur en iode dans le sel est dangereux pour la santé, indique-t-on. Il provoque les intoxications de tout genre et peut causer une tumeur au niveau de la glande thyroïde : le  goitre.

Les agents de la structure ont, de plus, remarqué l’absence de numéro de lot sur les marchandises, rendant ainsi impossible leur traçabilité. Il a été indiqué qu’au cas où les analyses de laboratoire recommandées par la DGCC seraient positives, la cargaison sera détruite ou renvoyée vers son pays d’origine.

Créée en août 2004, la DGCC constitue le principal instrument d’animation de la politique gouvernementale de la concurrence et de la consommation. Ses missions s’articulent autour de trois piliers que sont la régulation concurrentielle du marché, le contrôle de la qualité et de la sécurité des biens et services, et la mission de protection des intérêts des consommateurs. La structure manque cruellement de moyens logistiques et techniques pour remplir pleinement son rôle, pourtant crucial pour la santé des consommateurs, notamment.