Une trentaine d’éléments des forces de police nationale gabonaise subit depuis le 19 février une sensibilisation sur la protection des droits humains dans le cadre du processus judiciaire et de la gestion démocratique des foules.

Des agents des FPN en atelier de sensibilisation, le 19 février 2018, à Libreville. © Unoca/Norbert Ouendji

 

Souvent critiquées pour leur usage systématique de la force, lors des manifestations populaires et pendant les gardes à vue, les forces de polices nationales gabonaises (FPN) sont à l’école des droits de l’Homme depuis quelques jours à Libreville. Une trentaine de représentants de différents services est inscrit à un atelier de sensibilisation sur la «protection des droits humains dans le cadre du processus judiciaire et de la gestion démocratique des foules».

Initié en partenariat avec le Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca), cet atelier, lancé le 19 février à Libreville, «permettra aux forces de police d’être mieux outillées et d’accomplir efficacement leur mission, tant de protection des personnes et des biens, que de maintien de la loi et de l’ordre public», a expliqué Anatole Ayissi. Pour le chef de cabinet/Unoca, l’initiative répond aux trois principaux défis et urgences auxquels font face les forces de sécurité et de police de la sous-région : la montée des tensions sociales, l’augmentation de la menace terroriste et le contexte d’ouverture des frontières et la libre circulation des biens et des personnes qui en découlent.

Pour sa part, Jean Clotaire Thierry Oye Zue a déclaré que cette formation, inscrite dans une série de projets conjoints planifiés par l’Unoca et le Haut Commandement de la police gabonaise, permettra d’«améliorer la qualification professionnelle des forces de police nationale». Le Général de corps d’armée, Commandant en chef des FPN, a également espéré que celle-ci parvienne à «maintenir la confiance entre les citoyens et les pouvoirs publics, garant de la sécurité des populations sur le territoire national».

L’atelier de sensibilisation est prévu s’achever le 23 février prochain. Les intervenants sont des experts de l’Unoca et des fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, notamment des cadres de la police gabonaise.