Peu après le ras-le-bol exprimé par les membres de l’Association des artistes gabonais (Asaga), le gouvernement a lancé, jeudi 4 janvier, les travaux devant aboutir à la distribution dans 6 mois des premiers chèques aux artistes gabonais, dans le cadre du versement de leurs droits d’auteurs.

Alain-Claude Bilie-By-Nze envisage de distribuer les premiers chèques des artistes au 1er semestre 2018. © Montage / Gabonreview

 

Leur sortie du 27 décembre 2017, à la faveur de laquelle ils avaient exprimé leur agacement face aux nombreuses promesses non tenues par le gouvernement semble avoir fait mouche. Après plusieurs années d’attente, les membres de l’Asaga et les artistes gabonais s’étant inscrits au Bureau gabonais des droits d’auteurs et des droits voisins (Bugada) devraient voir leur argent versé dans 6 mois. Le ministère en charge de la Culture et des Arts travaille sur la question.

Une séance de travail a eu lieu, jeudi 4 janvier, entre Alain-Claude Bilie-By-Nze et les responsables du Bugada. Au menu : «faire aboutir dans les plus brefs délais le dossier des droits d’auteur, afin que les premiers chèques soient distribués au 1er trimestre 2018». Le ministre d’Etat en charge de la Culture et des Arts s’est dit conscient de ce que les artistes gabonais ont longtemps attendu que leur soit payés leurs droits. Aussi, a-t-il instruit ses collaborateurs à «œuvrer sans relâche, pour que la question des droits d’auteur en République gabonaise ne soit plus une arlésienne».

La distribution des premiers chèques aux artistes avait été annoncée «au plus tard en décembre 2017», selon Jean Marie Edzome, le président de l’Asaga. Seulement, le Bugada, gérant de ce fonds, n’avait plus donné signe de vie. Espérons dès lors que les travaux lancés ce jour aboutiront véritablement. C’est en 2005 qu’Omar Bongo avait pris un décret fixant la tarification des redevances relatives aux droits d’auteurs et droits voisins. Son successeur Ali Bongo a créé le Bugada en 2013 qui, en juillet 2016, a arrêté à 116 millions de francs son budget triennal.