L’auteur-compositeur a manifesté son agacement quant au non-aboutissement du dossier des droits d’auteur.

© numerama.com

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Trop c’est trop ! C’est l’impression qui se dégage du dernier post de Norbert Epandja sur Facebook, sur la question des droits d’auteur. «On vous a dit qu’une société de gestion des droits d’auteur ne doit être dirigée que par un juriste. Pourtant c’est un juriste qui dirige le Bureau gabonais des droits d’auteur (Bugada) voilà trois ans et six mois déjà. Mais toujours pas de droits d’auteur au Gabon», a déploré l’auteur-compositeur. «Partout où j’ai été formé en matière de propriété intellectuelle, au Gabon, au Bénin, au Cameroun et en Afrique du Sud, je n’ai pas entendu dire qu’une société de gestion des droits d’auteur doit être dirigée par un juriste», a-t-il poursuivi dans son réquisitoire.

Pour Norbert Epandja, la gestion des droits d’auteur doit plutôt être confiée à «une personne ayant une connaissance étendue en matière de propriété intellectuelle en général, et littéraire et artistique en particulier». Et l’artiste d’affirmer que si le gouvernement a soutenu le Bugada, ce n’était pas pour le restructurer mais plutôt pour empêcher l’exercice du droit d’auteur au Gabon. «Ali Bongo et sa mère Patience Dabany ne veulent pas du bonheur des artistes gabonais», a-t-il accusé. «Je vous le dis et le réaffirme ici que, quels que soient les juristes et les diplômés que vous placerez à la tête du Bugada, cette société ne fonctionnera jamais, parce que l’État n’est pas habilité à gérer le droit d’auteur qui est une affaire privée», a-t-il asséné. «Pouvez-vous me citer une seule société au Gabon que l’État a réussi à gérer ? Où est l’Agence nationale de promotion artistique et culturelle (Anpac) ?», s’est-il interrogé, avant de lancer : «Je vous regarde faire !»