Les élèves du Lycée technique national Omar Bongo ont reçu la visite, le samedi 4 mai 2013, du commandement en chef de la police nationale, venu les sensibiliser sur les méfaits des drogues et autres stupéfiants que certains d’entre eux consomment non sans répercussions sur leur comportement et leurs résultats scolaires.

 Léon Mistoul en plein exposé au Lycée technique Omar Bongo. ©Jordan/ Gabonreview

Léon Mistoul en plein exposé au Lycée technique Omar Bongo. ©Jordan/ Gabonreview

Face aux diverses informations faisant état du trafic et de la consommation des drogues au sein des établissements secondaires de Libreville, le Commandant en chef de la Police nationale, le général Léon Mistoul, a lancé, depuis février dernier, une campagne de sensibilisation dans les établissements scolaires du cycle secondaire. Il est pour lui question d’informer ces adolescents sur les dangers qu’ils encourent en se livrant à la consommation de diverses drogues. Le spectre de ces dangers allant des troubles du comportement aux échecs scolaires, en passant par diverses maladies.

L’escouade formée à l’occasion par le général Léon Mistoul est composée des éléments de l’Office centrale de la lutte antidrogue (Oclad), notamment le capitaine Alain Brice Ebobola, le capitaine Sosthène Makouana, le sous-lieutenant Ray Moussavou, emmenés par leur directeur général, le colonel David Ovono. L’équipe a procédé à l’exposition d’échantillons de drogues et stupéfiants saisis auprès des dealers et des consommateurs et projeté un film sur les méfaits de la consommation de ces produits avant que n’interviennent des exposés oraux qui ont débouché sur le jeu questions-réponses.

drogues-plice-lycee 2Le proviseur du Lycée technique national Omar Bongo, Pierre Mboussougou, a indiqué que l’introduction de la drogue dans son établissement a entrainé l’observation chez les élèves de comportements violents, des agressions verbales et une baisse considérable des résultats scolaires. Pour lui, la prolifération des débits de boissons autour de l’établissement, entretenue par les riverains, favorise le passage à la consommation, par les lycéens, des substances prohibées qui s’écoulent désormais jusque au sein des établissements. C’est à cet effet qu’il a salué l’initiative du commandement en chef de la police tout en attirant l’attention des élèves sur les dangers de ces pratiques pour la suite de leur vie.

Léon Mistoul qui avait déjà mené cette opération au Lycée national Léon Mba, en février dernier, a également conscientisé les élèves et surtout donné des avertissements aux enseignants qui seraient impliqués dans le trafic de substances illicites au sein des établissements scolaires. De même, le patron de la Police a dénoncé le phénomène des cascadeurs qui, en son temps, a été à l’origine de nombreux décès accidentels.

Utilisant le jargon jeune, les officiers de l’Oclad ont présenté aux élèves les différents types de drogues allant de la marijuana à l’héroïne ou la cocaïne, en passant par divers barbituriques et amphétamines, avant de procéder à la déclinaison des articles 127, 128 et 129 du Code pénal gabonais. Des textes largement expliqués aux lycéens et qui stipulent la condamnation de 2 à 10 et de 2 à 20 ans de toute personne prise en flagrant délit de consommation ou de possession de ces produits, tandis que les amendes relatives à ces délits peuvent monter jusqu’à 100 millions de francs CFA. Toute chose, ont-ils précisé, qui gâchera une bonne partie de la vie des coupables.

Des mécanismes ont été mis en place pour que la répression intervienne après cette campagne de sensibilisation. De nombreux élèves ont manifesté un grand intérêt pour ces exposés, certains d’entre eux allant jusqu’à dénoncer ceux de leurs enseignants soupçonnés, à tort ou à raison, d’être impliqués dans le trafic des stupéfiants au sein de l’établissement. Il est à espérer qu’une âme au moins aura été sauvée de la toxicomanie pour avoir entendu ces speechs de sensibilisation.