Difficile pour le Gabon de tourner la page sur les violences postélectorales de 2016. Après le comité des disparitions forcées, un des organes de protection des droits de l’homme de l’ONU, c’est au tour de l’Union européenne d’exiger la lumière sur cette question.

Les violences post-électorales s’invitent au débat du Dialogue politique intensif. © RFI

 

Les violences d’août-septembre 2016 se sont invitées dans les discussions, dans le cadre du Dialogue politique intensif (DPI) entre le Gabon et l’Union européenne, le 17 octobre 2017. En effet, pour mieux préparer les futures élections, «crédibles et transparentes», conformement aux recommandations de ses observateurs électoraux, la délégation de l’Union européenne a insisté sur la nécessité et l’importance de faire toute la lumière sur les violences postélectorales de 2016.

Selon les diplomates de l’UE, cet acte représente «un passage obligé afin de rétablir la réconciliation entre tous les Gabonais et de garantir la stabilité durable du système démocratique». «L’UE a réitéré son appel et son appui à l’organisation d’une enquête indépendante portant sur ces faits», souligne le communique, issue de cette rencontre.

Pour la délégation européenne, cette troisième rencontre axée sur la situation des droits de l’Homme au Gabon, était primordiale, du fait que le respect des droits de l’Homme et des principes de l´État de droit constitue un préalable fondamental au développement durable. «Le respect des droits de l’Homme est un des piliers de l’Accord de Cotonou, accord qui précise notamment dans son article 9 (2) que : les parties s’engagent à promouvoir et protéger toutes les libertés fondamentales et tous les droits de l´Homme, qu’il s’agisse des droits civils et politiques, ou économiques, sociaux et culturels», précise le communiqué.

Pour son prochain rendez-vous avec les autorités gabonaises, l’Union européenne espère dialoguer sur la thématique clef des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, y compris sur la légalité et les normes régionales et internationales en matière des détentions et arrestations, le droit à un procès équitable et les conditions d´emprisonnement.