Le règlement des droits et taxes de marchandises au niveau des Douanes se fera désormais en espèces. Une décision contestée par Syndicat des importateurs-exportateurs du Gabon (Simpex), nostalgiques des arrangements entre douaniers et transitaires.  

Les droits et taxes de marchandises importées seront désormais payés au comptant, c’est-à-dire en numéraires ou par chèques certifiés. © Gabonreview

 

Le Syndicat des importateurs-exportateurs du Gabon (Simpex) voit d’un mauvais œil les nouvelles dispositions concernant le paiement des droits et taxes de marchandises importées. En avril dernier, en effet, le ministère de l’Economie, la Banque mondiale et le Fonds monétaire internationale (FMI) ont eu une séance de travail y relative. Il l’issue de cette réunion, il a été recommandé que d’ici quelques semaines, les droits et taxes de marchandises seraient désormais payés au comptant, c’est-à-dire en numéraires ou par chèques certifiés.

«Cette information nous a été communiquée par la Direction générale des Douanes qui pense ainsi renforcer plus rapidement la trésorerie de l’Etat», estime le secrétaire général Simpex, dans une note adressé aux membres du syndicat, publiée le 7 mai dans l’hebdomadaire La Une«Elle suscite notre réprobation, c’est pour pourquoi nous allons leur adresser un courrier dans lequel nous expliquerons la lourdeurs d’une telle procédure qui nous ramène plusieurs années en arrière», a affirmé Yannick Pages.

Selon le secrétaire générale du Simpex, le règlement en espèces des droits et taxes de marchandises sera une contrainte de temps, avec les attentes des bulletins de liquidation pour avoir le montant définitif à payer, les va-et-vient entre le port, les banques, etc. Cette recommandation constituera également une contrainte d’organisation au niveau du Trésor. Notamment, pour la réception des clients en bon ordre (personnel en nombre et en qualité) pour la disponibilité de toutes les agences pour pouvoir régler sans se déplacer à Owendo (unicité des caisses), et pour le bon dispatching des sommes sur chaque dossier.

Yannick Pages soutient enfin que le règlement en espèces des droits et taxes de marchandises apparaitra comme une contrainte d’organisation des banques, qui auront des difficultés à assurer un service continu et instantané pour les certifications de chèque.

Le règlement en espèces des droits et taxes de marchandises a été décidé dans un contexte de délicatesse des caisses de l’Etat. Cette recommandation viserait à mettre un terme aux arrangements entre douaniers et transitaires, afin de permettre à l’Etat d’engranger le maximum de revenus à travers les services des Douanes.