Lancée le 4 avril à Libreville, la caravane de sensibilisation et de collecte mobile de sang, initiée par le Centre national de transfusion sanguine (CNTS), était du côté de la Zone économique à régime privilégié (Zerp) de Nkok, le 15 mai.

Scène prélèvement du sang d’un employé de la Zerp de Nkok, le 15 mai 2018. © Gabonreview

 

Franck Rodrigue Ndzondo et quelques moments de l’opération de collecte. Et, la photo de famille des éléments de l’unité mobile de sensibilisation et de collecte de sang. © Gabonreview

Décidé à combler le déficit criard en poches de sang dans les structures de santé, le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) a lancé, le 4 avril à Libreville, une caravane de sensibilisation et de collecte mobile de sang. Le 15 mai, cette unité mobile était au sein de Zone économique à régime privilégié (Zerp) de Nkok, à une vingtaine de kilomètres de la capitale. «Il s’agit d’une collecte de sang auprès des employés des entreprises implantées au sein de la Zerp de Nkok», a expliqué le chef de service de la promotion, communication et de la collecte de mobile de sang du CNTS. «Au niveau du CNTS, en effet, nous avons mis en place un service mobile qui va vers les populations, aussi bien pour la sensibilisation que pour la collecte de sang», a ajouté Franck Rodrigue Ndzondo.

Planifiée il y a peu plus d’un mois avec le groupe Olam, la caravane a tablé sur la réception de 100 donneurs à l’issue de la journée. «Nous fonctionnons sur la base du nombre de donneurs communiqué par notre partenaire. Dans le cadre de la Zerp, nous avons tablé ce jour sur 100 personnes. En termes de prélèvements, le corps humain disposant de cinq litres de sang, nous en prélevons entre 350 et 450 ml. Ce qui représente en moyenne la contenance d’une canette de jus», a souligné Franck Rodrigue Ndzondo.

Concrètement, comment se déroule le prélèvement ? Une fois sur le site de prélèvement, un guide d’entretien est fourni au donneur, dans lequel il devra fournir un certain nombre d’informations. Ensuite, il y a prise de poids et de tension du donneur. Passé cette étape, il y a un entretien avec un médecin, qui déterminera de l’aptitude du donneur à faire le don ou pas. Une fois le don validé, les informations du donneur sont enregistrés dans un logiciel. Juste après, il est orienté vers les préleveurs de sang. Au terme de l’opération, une collation est offerte au donneur qui recevra un numéro d’identification. «Celui-ci permettra au donneur, sur la base d’un rendez-vous, de récupérer les résultats des différents examens effectués sur son sang», a expliqué le chef de service de la promotion, communication et de la collecte de mobile de sang du CNTS.

Selon Franck Rodrigue Ndzondo, le sang prélevé est systématiquement analysé autour de quatre facteurs viraux exigés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : l’hépatite B, l’hépatite C, la syphilis et le VIH Sida. «Une fois les poches de sang testées, elles seront conservées au CNTS dans des conditions réglementées et seront mises à la disposition des bénéficiaires prioritaires. Il notamment des victimes de la circulation routière, les diabétiques, les femmes enceintes et/ou venant d’enfanter et les personnes souffrant d’insuffisance rénale», a-t-il révélé.

Par ailleurs, dans le cadre de cette caravane mobile de sensibilisation et de collecte de sang, le CNTS a précisé ne pas être limité dans le temps et à ses seuls partenaires. «Le CNTS n’est pas fermé : il est ouvert à toutes les sociétés, à toutes les entités et aux populations», a insisté Franck Rodrigue Ndzondo. D’autant que la mise en place de cette caravane par d’un constat flagrant : la demande importante en poches de sang. «D’où la décision par la nouvelle équipe dirigeante, de créer une unité de collecte mobile pour compenser un tant soit peu la forte demande. Aujourd’hui, nous  pouvons aisément affirmé que les poches de sang sont désormais disponibles au CNTS et différentes banques de sang à Libreville», s’est-il réjoui.

Plus d’un mois après le lancement de cette caravane, le CNTS est satisfait des résultats. «Le bilan est satisfaisant. Car au fur et à mesure que nous évoluons, nous constatons qu’il y a beaucoup d’adhésions autour de cette initiative. Nous sommes en train de tisser des réseaux de personnes qui feront le relai auprès des populations, du bienfondé du don de sang», a conclu Franck Rodrigue Ndzondo.