Le Gabon perd deux places et se classe au 169e rang mondial dans le rapport Doing Business 2019, avec un score de 45.58 points.

Le Gabon intègre le cercle des «grand pays réformateurs», dans la 16e édition du Doing Business 2019. © D.R.

 

Avec cinq réformes à son actif en 2019 contre deux en 2018, le Gabon ne parvient toujours pas à remonter la pente au classement évaluant la qualité de l’environnement des affaires dans le monde. Pourtant, le pays intègre dans la 16e édition du Doing Business 2019, intitulé «formation pour mieux reformer», publié le 2 novembre 2018, le cercle de «grands pays réformateurs».

Libreville compte à son actif, la simplification des démarches administratives pour le secteur privé, dans cinq des dix domaines des affaires évalués par la Banque mondiale dans 190 économies : la création d’entreprise, l’obtention d’un permis de construire, le raccordement à l’électricité, le transfert de propriété et l’exécution des contrats.

Grâce à la mise en place du guichet unique au Gabon, il est désormais possible de créer une entreprise en 30 jours avec un capital de 100 000 francs CFA, contre une moyenne de 24 jours en Afrique sub-saharienne et 10 jours au sein de l’OCDE. De même, le pays facilite dorénavant l’enregistrement des biens et rend disponibles des informations pertinentes à l’attention du grand public, sur les services administratifs.

Cependant, les réformes impulsées au sein de certains compartiments des affaires dans l’économie du pays, ne participent toujours pas à relever le Gabon au classement «Doing Business». En effet, en 2019, le pays perd -0.23 points et deux places au classement mondial. Il se fixe au 169e rang avec un score de 45.58, derrière le Cameroun 166e (47.78) en Afrique sub-saharienne

Le segment qui plombe véritablement le pays est celui relatif au paiement des taxes et impôts. Le pays perd 15,72 points et se situe à la 183e place mondiale dans ce domaine. Cela suggère qu’à un entrepreneur, il faut 50 paiements par an, dans un délai de 632 heures par an, soit 47;1% du bénéfice brut de l’opérateur pour prétendre exercer en toute conformité, note le rapport.

La nouvelle édition du rapport sur l’environnement des affaires recense 314 réformes pour l’année passée, un nouveau record dans la simplification des démarches administratives pour le secteur privé.