Pour sa 6e édition, le Festival international du film documentaire des droits de l’homme de Guelmim se tiendra au Gabon.

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Si sa délocalisation en Afrique subsaharienne avait été annoncée il y a quelques mois, c’est finalement sur le Gabon que le choix du comité d’organisation du Festival international du film documentaire des droits de l’homme de Guelmim s’est porté. Selon le communiqué du Centre sud pour le 7e art de Guelmim, initiateur de la 6e édition dudit festival, cette décision intervient dans le sillage du retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA). Pour les organisateurs, ce choix entre également dans le cadre des actions menées par le Royaume chérifien dans plusieurs pays du continent, en vue du développement de ceux-ci et le maintien des rapports avec ces pays.

La décision de délocaliser cette édition s’est faite en collaboration avec l’Instance nationale des droits de l’homme du Maroc, a été prise «en considération de la profondeur des relations unissant le Royaume et le Gabon dans tous les domaines, et de l’importance de la culture dans la promotion de la coopération Sud-Sud», explique le communiqué du Centre sud pour le 7e art de Guelmim. Cette décision, rapportent des médias marocains, est également une manière d’appuyer le rôle de la société civile en tant qu’«acteur de la diplomatie parallèle» et celui que doit jouer le 7e art «en matière de développement de la communication, de l’entente, de la promotion du dialogue et des relations cordiales entre les peuples», indique le communiqué.

Le Festival international du film documentaire des droits de l’homme de Guelmim, dont la date précise reste à définir, entend être un espace de promotion du film documentaire en tant que moyen d’éducation et de dialogue. A Libreville, les participants auront la possibilité d’échanger leurs expériences, partager leurs préoccupations et encourager la culture de l’image et du son, tout en présentant leurs dernières productions aussi bien au public qu’aux professionnels.

Au cours de la 6e édition du festival seront organisés des ateliers de formation au profit des jeunes cinéastes du Gabon et d’autres pays du continent. Il s’agira d’édifier les participants sur les métiers du cinéma. Un débat sur l’impact du film documentaire dans la mémoire collective des peuples est également au programme.