Le réalisateur gabonais a été primé, le 4 mai au Festival de cine africano-FCAT, pour son documentaire «Boxing Libreville», qui raconte le quotidien de Christ, un jeune boxeur gabonais.

Une scène de «Boxing Libreville», au domicile du boxeur Christ. © D.R.

 

Il n’aura pas fallu longtemps pour que le talent d’Amédée Pacôme Nkoulou soit reconnu sur le plan international. Sitôt sorti des bancs de montages, en fin 2017, que sa dernière œuvre, «Boxing Libreville» avait déjà été sélectionnée à la 49e édition du Festival international de cinéma de Nyon en Suisse (Visions du réel), en avril dernier.

Le documentaire du jeune réalisateur gabonais bénéficiait ainsi de sa première projection mondiale. Ce qui apparaissait déjà comme une forme de consécration pour l’auteur de «Une vie après le bloc» (2016), présenté aux Escales documentaires de Libreville, et «Moane Mory» (2014) sélectionné au Fespaco et au Short Film Corner du Festival de Cannes.

L’affiche de «Boxing Libreville», dont le réalisateur (veste) a été primé, le 4 mai, en Espagne. © D.R.

Moins d’un mois après, une nouvelle consécration pour Amédée Pacôme Nkoulou. Son dernier documentaire a reçu le prix du meilleur documentaire au Festival de cine africano de Tarif. C’était le 4 mai en Espagne. Si le réalisateur y a vu la récompense du travail d’une équipe qui l’accompagne depuis quelques années, il n’a pas manqué de dédier sa victoire à la jeunesse africaine et gabonaise en particulier, qui rêve et se bat pour réaliser ses projets.

D’autant que «Boxing Libreville» raconte le quotidien de Christ, un jeune boxeur gabonais qui aspire comme plusieurs autres à devenir professionnel, à l’image de Taylor Mabika, champion méditerranéen de la World Boxing Council (WBC). En attendant de matérialiser ses rêves, Christ continue de travailler sa technique le jour et de travailler comme videur pour des discothèques de la capitale la nuit.

«En filmant de simples scènes du quotidien de Christ – ses entraînements durant lesquels il doit garder la constance, l’intimité de son couple où il est souvent question de disputes et de réconciliations – Amédée Pacôme Nkoulou suggère plus qu’il ne montre. Son film s’inscrit dans une certaine pratique du cinéma africain qui s’attache habilement à contourner le tabou ou la censure», rapportait Madeline Robert du festival Visions du réel, en avril dernier, après avoir regardé en avant-première ce documentaire de 54 minutes.

Le documentaire est actuellement à l’affiche au DOK. fest De Munich en Allemagne, lancé le 2 mai.