Après l’exclusion du président de Démocratie nouvelle (DN) par le collège des vice-présidents, secrétaires nationaux, délégués nationaux et membres du bureau politique, le porte-parole du parti a affirmé qu’il n’en était rien. «Personne ne peut exclure René Ndemezo’Obiang du parti qu’il a créé», a affirmé Jonathan Ntoutoume.

Jonathan Ntoutoume lors de la tournée du parti dans le Woleu-Ntem, en décembre 2017. © Gabonreview

 

Une semaine après l’exclusion de René Ndemezo’Obiang de Démocratie nouvelle (DN), le porte-parole du parti a réagi. «Personne ne peut exclure René Ndemezo’Obiang du parti qu’il a créé (…) Voilà des gens qui gens qui logent dans les chambres dont Ndemezo’Obiang a payé les loyers, et qui disent qu’ils l’excluent de son parti. Dans quel monde sommes-nous vraiment ? Je vous qu’il n’en est rien du tout. Nous, à DN, nous sommes sereins», a déclaré Jonathan Ntoutoume, dans une interview parue dans L’Union du 28 mars.

Le 21 mars à Libreville, en effet, le collège des vice-présidents, secrétaires nationaux, délégués nationaux et membres du bureau politique de DN, a annoncé l’exclusion définitive du président-fondateur du parti, pour «organisation du congrès extraordinaire, les 16 et 17 février dernier, en totale violation des statuts et règlements du parti». Un motif rejeté par Jonathan Ntoutoume.

«Alors que tous le processus était fin prêt pour la tenue du congrès, nous avons été étonnés de constater qu’à deux jours de la tenue de ces assises, ils (les vice-présidents proposés à ces postes qui devaient être entérinés par ledit congrès, ndlr) vont s’organiser dans une structure scolaire de la place pour demander l’annulation du congrès en envoyant au président du parti une motion préjudicielle», a déploré le porte-parole de DN.

Et ce dernier de rappeler, à cet effet, que la motion préjudicielle ne fait pas partie du parti, pour l’organisation ou non d’une réunion. «Nous avons pensé que ce document est nul et de nul effet et, que le congrès devait se tenir», a expliqué Jonathan Ntoutoume. Ce dernier a par ailleurs défendu DN, accusé d’être un parti du Woleu-Ntem.

«Le gros du groupe (du parti, ndlr) ne provient pas du Woleu-Ntem. Peut-être parce que le leader de DN lui-même a été nommé président du Conseil économique et social et que deux ministres du parti sont des ressortissant du Woleu-Ntem. Ce n’est pas René Ndemezo’Obiang qui nomme les membres du gouvernement (…) DN n’est pas un parti régionaliste. La preuve sera donné lors de la présentation des candidats aux élections législatives par la cartographie de nos candidats», a conclu Jonathan Ntoutoume.