Concept élaboré par les Nations unies pour permettre l’accélération de la croissance économique et favoriser le développement national, dividende démographie (DD) s’invite sur le terrain. Le rapport profil pays en ce qui concerne le Gabon a été lancé le 13 septembre 2017, à Libreville à la faveur d’un atelier national.

Le ministre de l’Economie, de la Prospective, Régis Immongault et sa collègue du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Carmen Ndaot recevant ses exemplaires du rapport, le 13 septembre 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

© Gabonreview

Intitulé «cérémonie de lancement officiel du rapport pays sur le profil du dividende démographique du Gabon», l’événement a été l’occasion de présenter à travers ce rapport la fenêtre d’opportunités pour le Gabon via le Dividende démographie.

Un concept défini comme étant «la croissance économique accélérée qui peut être générée par une baisse soutenue du taux de mortalité et de fécondité d’un pays suivi par une modification progressive de la structure par âge de la population».

En d’autres termes, expliquent les fiches du Fonds des Nations-unies pour la Population (UNFPA) qui a organisé, avec la collaboration du ministère de l’Economie, de la Prospective et de la Programmation du Développement Durable cet événement, «la population jeune dépendante (moins de 15 ans) devient de plus en plus réduite par rapport à la population en âge de travailler (15-64 ans). Avec moins de personnes dépendantes à soutenir, un pays a une fenêtre d’opportunités pour une croissance économique rapide, si elle est accompagnée par des politiques appropriées pour promouvoir le capital humain, l’emploi et les investissements en matière de santé, éducation et bonne gouvernance…».

Le rapport sur le profil pays sur le dividende démographique du Gabon explique comment le Gabon peut capturer le dividende démographique, en s’appuyant sur quatre mécanismes expliqués par le Représentant Résident du Fonds des Nations-unies pour la Population au Gabon, Dr. Mamadou Kanté. Il s’agit de l’augmentation de la main-d’œuvre, l’augmentation de l’épargne grâce à un taux de dépendance bas, l’augmentation de la demande intérieure en raison de l’accroissement du Produit intérieur brut (PIB) par habitant, et le développement du capital humain, qui nécessitent tous des investissements spécifiques dans l’éducation et le développement des compétences, la santé et le bien-être, notamment la planification familiale.

Ce rapport précise que le pays doit prioriser et continuer les investissements sur le capital humain des jeunes, en vue de la prise en charge et la satisfaction des besoins sociaux de base (éducation, emploi santé, y compris un accès libre universel à des soins de santé sexuelle et reproductive) des jeunes et donner les moyens à ces jeunes pour réaliser leur potentiel.

«A ce jour et à titre d’exemple, les pays d’Asie que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de Dragons ont, dans les années 1950 et 1960, beaucoup investi au profit de leur jeunesse et récoltent maintenant les fruits de leur investissement dans la jeunesse», Mamadou Kanté.

Présent à cette cérémonie avec le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Carmen Ndaot, le ministre de l’Economie, de la Prospective, Régis Immongault, se sont félicités, au nom du gouvernement, du travail accompli et réaffirmé la détermination à encadrer les jeunes dont le potentiel, au-delà des défis et des contraintes qu’ils posent, constituent une formidable fenêtre d’opportunité en termes de dividende démographique.