La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) entend appuyer les pays membres de la sous-région dans leur quête de diversification de l’économie. L’objectif est d’atténuer les effets de la crise occasionnée par la chute des matières premières.

La BDEAC entend jouer pleinement son rôle dans le financement, des projets à forte intensité de main d’œuvre respectant les normes environnementales. © Gabonreview

 

Interpellé par la situation financière des pays membres de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cémac), le président de la BDEAC, s’est déclaré prêt à accompagner ces États dans la diversification de leurs économiques.

«En ces temps de crise financière, la BDEAC doit jouer son rôle d’accompagner les Etats membres de la Cemac, non seulement dans le financement des projets intégrateurs, mais aussi dans la diversification de leurs économies, pour faire en sorte que, si les prochains chocs pétroliers survenaient, ces Etats puissent les amortir sans incidences sur leur budget», a confié Fortunato-Ofa Mbo Nchama, le 20 juillet dernier à l’issue d’un entretien avec le président Denis Sassou-Nguesso.

Pour le patron de la BDEAC, son institution doit réagir conformément à ses obligations de financement et de développement. L’institution financière entend jouer pleinement son rôle dans le financement, des projets à forte intensité de main d’œuvre respectant les normes environnementales.

Il s’agit notamment des projets dans le secteur de l’agriculture, l’agro-industrie, la pêche, la pisciculture et l’élevage. L’objectif de cette contribution est de réduire le niveau d’importation des denrées alimentaires dans l’espace Cemac.

«Le Plan stratégique 2017 – 2022, de la BDEAC, est ainsi conçu sur la base des hypothèses crédibles et vraisemblables, des perspectives de mobilisation certaines de ressources et un programme de financement en adéquation avec la capacité réelle de la Banque à mobiliser ces ressources», a expliqué Fortunato-Ofa Mbo Nchama.

Ce plan quinquennal, assure ce dernier, définit clairement les prochains choix stratégiques qui se fondent sur la vision de la Banque à l’horizon 2025, celle «d’être un partenaire de référence pour l’intégration régionale et le développement humain».