Au cours d’une déclaration le 2 décembre à Libreville, le président du Bloc démocratique chrétien (BDC) a invité, une nouvelle fois, Ali Bongo à dissoudre le Parti démocratique gabonais (PDG) pour la libération du Gabon.

Le président du Bloc démocratique Chrétien (BDC) Guy Christian Mavioga lors de sa déclaration, le 2 décembre 2017. © Gabonreview

 

Pour Guy Christian Mavioga cela est incontestable : le PDG est à l’origine du mal-être des gabonais et du sous-développement du Gabon. Cette formation politique doit par conséquent être impérativement dissoute. Tel est le vœu formulé par le président du Bloc démocratique Chrétien (BDC), le 2 décembre à Libreville.

Pour Guy Christian Mavioga, cette dissolution est la condition sine qua non pour la réconciliation des gabonais et la libération du Gabon. «Aujourd’hui encore malgré toutes les attaques multiformes contre ma personne, je viens réaffirmer mon vif et solennel souhait de voir le distingué camarade Ali Bongo créer une nouvelle machine politique. Un grand rassemblement pour le bien-être de tous, afin de réconcilier les gabonais et soigner sérieusement les blessures encore béantes dans la vie de nombreux gabonais» a-t-il déclaré.

Si le président du BDC reconnaît que ses propos peuvent heurter ses amis de la majorité pour l’émergence, il pense tout de même que «c’est la vérité qui fait mal dans un monde qui refuse de voir la réalité en face». Guy Christiaan Mavioga a invité les uns et les autres à arrêter d’être des «Pharisiens».

«Tout le monde sait que le gouvernement PDG rame contre Ali Bongo Ondimba ; tout le monde sait que le complot contre l’émergence et Ali Bongo Ondimba vient du gouvernement PDG ; Tout le monde sait que c’est le gouvernement  qui a fait un complot contre Ali Bongo Ondimba en 2016 ; tout le monde sait qu’Ali Bongo ne va jamais réussir à faire du Gabon un pays émergent à l’horizon 2025», a insisté le président du  BDC. «Entre nous, qui a véritablement divisé les gabonais? La réponse nous la connaissons», a-t-il ironisé.

Pour éradiquer ce mal profond dont souffre le Gabon, Guy Christian Mavioga a estimé que le président de la République n’a pas besoin de l’armure de Saül. «Comme David, Ali Bongo Ondimba a besoin de sa gibecière, symbole du rassemblement populaire pour le bien-être de tous et de sa fronde et se pierres, nous qui voulons le bonheur du Gabon et qui le soutenons inconditionnellement, pour terrasser les nombreuses souffrances du peuple, nous serons avec lui», a conclu le président du BDC.

Auteur Jean-Thimothé Kanganga