Nommé, le 27 février 2017, ambassadeur, Haut représentant de la République gabonaise en France, Représentant permanent du Gabon auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Flavien Enongoué, a présenté ce 13 octobre 2017 ses lettres de créance au président français, Emmanuel Macron.

De retour du palais de l’Elysée, l’Ambassadeur Flavien Enongoué accueilli à la Chancellerie par le Conseiller protocole, M. Ibahi-Bahis. © D.R.

 

C’est désormais chose faite ! devrait-on dire. Nommé au poste d’ambassadeur, Haut représentant du Gabon en France et auprès de l’OIF, à l’issue du Conseil des ministres du 27 février 2017, le nouvel ambassadeur du Gabon, arrivé à Paris le 5 juin pour sa prise de fonctions, a présenté ses lettres de créance ce 13 octobre 2017. Le geste symbolique tant attendu et ayant suscité moult commentaires a donc été accompli au palais de l’Elysée avec le président Emmanuel Macron.

La voiture de commandement de l’Ambassadeur dorénavant autorisé à arborer le fanion national. © D.R.

A la suite de la remise des lettres de fin de mission de son prédécesseur, Germain Ngoyo Moussavou, et de celles l’accréditant auprès de la République française en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République gabonaise en France, Flavien Enongoué a donc été reçu, en audience, par le président Emmanuel Macron, entouré du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean Yves Le Drian, et du Conseiller diplomatique, Philippe Etienne. L’ambassadeur du Gabon était, quant à lui, accompagné par le Premier Conseiller, Fabrice Boussougou Boussougou.

Arrivé à Paris le 5 juin dernier, il avait entretemps reçu la visite de courtoisie du Chef-adjoint du Protocole du Quai d’Orsay (Ministère des Affaires étrangères) à l’Ambassade, Haute Représentation du Gabon en France. Lors de cette visite, les copies figurées de sa lettre de créance et celles de rappel de son prédécesseur avaient été présentées, conformément à la nouvelle procédure en vigueur en France. Depuis lors, il pouvait exercer ses fonctions, ainsi que l’indique le Vade mecum mis à sa disposition à cette occasion.

La réception par le président Macron de ses lettres de créance n’est donc que l’officialisation de sa nomination et de son accréditation en tant l’ambassadeur, Haut représentant du Gabon en France. Lors de cette cérémonie solennelle concernant une vingtaine de pays dont l’Espagne, la Pologne, le Luxembourg ou la Nouvelle-Zélande et l’Autriche, entre autres, l’Ambassadeur du Gabon a présenté ses lettres de créance en deuxième position, derrière le Tchad. Dans les usages diplomatiques, le pays qui reçoit les lettres de créance signifie ainsi qu’il respecte, au plus haut niveau, les relations avec le pays étranger concerné. Le Gabon et la France entretiennent en effet une relation bilatérale marquée par des échanges étroits. La coopération civile entre la France et le Gabon est dense dans divers secteurs (éducation, environnement, recherche scientifique…).

De même, la France reste le premier fournisseur du Gabon, avec une part de marché d’environ 25%. On recense une centaine de filiales d’entreprises françaises établies au dans le pays, dans des secteurs très divers tels que l’exploitation pétrolière, mines, bois, agroalimentaire, BTP, concession d’eau et d’électricité, banque etc. Les importations françaises concernent principalement les produits des industries extractives (pétrole et minerais) et les produits du bois. Le nouvel ambassadeur aura dont la mission de pérenniser cette coopération séculaire.

Universitaire, spécialiste de Philosophie politique et de Relations internationales, Flavien Enongoué a exercé pendant dix ans à la présidence de la République, jusqu’à sa nomination comme ambassadeur à Paris. Il a été, tour à tour, Chargé de missions (2006-2009) sous Omar Bongo Ondimba, Conseiller du Président Ali Bongo Ondimba (2009), Conseiller spécial chef du Département Culture, Art, Tourisme et Sport (2011). Depuis 2013, il était le Représentant personnel du président gabonais au Conseil permanent de la Francophonie (CPF) où il préside depuis 2015 la Commission administrative et financière (Caf) de l’OIF.