24 heures avant la concertation nationale ouverte ce 28 mars à Libreville, le chef du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca) a espéré que «ce dialogue sera inclusif et apaisé».

François Louncény Fall, chef du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca). © Unoca

 

A la veille du dialogue national, dont les travaux se sont ouverts ce 28 mars à Libreville, le chef du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale

(Unoca), s’est prononcé sur la situation au Gabon. En effet, François Louncény Fall a espéré que «ce dialogue sera inclusif et apaisé».

A cette occasion, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique centrale a rappelé son engagement sur le terrain, pour le bon déroulement de cette concertation politique. Engagement s’étant traduit, au cours des derniers mois, par des discussions. Notamment avec les différentes parties prenantes, en particulier le gouvernement, la majorité presidentielle et l’opposition ainsi que la société civile, les jeunes et les femmes.

Par ailleurs, compte tenu des questions importantes inscrites à l’ordre du jour dudit dialogue, François Louncény Fall a souhaité que tous les acteurs socio-politiques gabonais s’y engagent de bonne foi, «afin d’en faire un forum exemplaire susceptible d’ouvrir davantage l’espace démocratique et de déboucher sur des réformes tendant à la consolidation de l’Etat de droit et à la réconciliation nationale au Gabon».

Autant de desiderata qui pourraient cependant se heurter au manque de tact, voire la maladresse, de certains acteurs majeurs de cette concertation politique. En témoigne le discours accusateur du secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG), à l’ouverture officielle des travaux du dialogue national. Faustin Boukoubi a notamment déploré l’absence de Jean Ping au dialogue national, réaffirmant la victoire d’Ali Bongo à la dernière présidentielle. Une étincelle qui pourrait enflammer cette concertation, et nuire ainsi au dialogue «inclusif et apaisé» souhaité par l’Unoca.