Dans une récente lettre adressée à l’ambassadeur du Gabon en France, cette coalition favorable à un «dialogue national, inclusif et souverain», a posé ses préalables devant aboutir à «un plan de paix, de réconciliation de la Nation pour une transition apaisée».

Quelques membres de la CAPPO lors d’une manifestation en France. © D.R

 

Favorable au «dialogue national, inclusif et souverain», la Coalition des associations et partis politiques pour le changement et l’alternance démocratique au Gabon (Cappo) a récemment adressé un courrier à l’ambassadeur gabonais en France. Dans ce courrier co-signé par le Mouvement des femmes commandos et la Coalition Destitution-Transition-Election, la Cappo a indiqué qu’il s’agissait de leur «contribution patriotique et politique» à ce dialogue politique inclusif appelé par les autorités gabonaises.

Les signataires de ce courrier ont ainsi posé un certain nombre de préalables pour l’aboutissement de cette concertation. Notamment un «un plan de paix, de réconciliation de la Nation pour une transition apaisée». En effet, le mouvement et les deux coalitions ont estimé que si la crise politique actuelle au Gabon perdurait, elle risquerait de plonger tout le pays dans la violence et le chaos le plus total.

«Aucun citoyen conscient des dangers qui guettent le Gabon, ne veut en arriver à de tels extrêmes», ont-ils relevé, évoquant ainsi la nécessité d’«engager immédiatement la nation sur la voie du dialogue souverain, de la réconciliation et surtout, de la Réforme des institutions de la république».

Dix préalables sont ainsi fixés par ces coalitions et mouvement. Ces derniers vont de «la souveraineté du dialogue» à «l’ouverture d’une enquête nationale qui établirait les responsabilités des massacres post-électoraux», en passant par «la libération et l’indemnisation des prisonniers politiques sans exception et sans conditions», notamment.

En adressant ce courrier au plénipotentiaire gabonais en France, la Cappo entend «éviter le pire, dans le souci de préserver la paix, la cohésion sociale». Mais aussi, garantir à la Nation gabonaise «des lendemains meilleurs par une modernisation concertée des modes de fonctionnement et de gestion du pays». Dès lors, ils ont été favorables à l’appel au dialogue précisant que cela est «sous réserve de l’acceptation d’un certain nombre de préalables».

Par ailleurs, pour la Cappo et les autres mouvements souhaitant l’alternance, le dialogue «souverain» auquel ils souhaiteront prendre part ne saurait être considéré comme une simple tentative de résolution d’une crise post-électorale. Ce dialogue devrait permettre aux Gabonais de voir se réaliser leur désir d’une Nation démocratique dans laquelle l’état de droit est consolidé.

Pour ces groupes, «la réforme du Gabon n’est pas une question d’opposition ni de régime au pouvoir, elle n’est pas une question pour tel groupe ou pour tel autre : elle est une question pour le Gabon».