Soutenue par le Mouvement des femmes commandos et la coalition-DTE, la Coordination des associations et partis politique de l’opposition (Cappo) a réitéré sa condition de participation au prochain dialogue national. Soit l’organisation d’«un véritable dialogue inclusif, avec des orientations et des résolutions intégrant leur caractère souverain et national».

Des Gabonais manifestant à Marseille (France), en septembre 2016. © Anne-Christine Poujoulat/AFP

 

Si elle n’est pas totalement fermée à une participation au dialogue national, la Coordination des associations et partis politique de l’opposition (Cappo) a formulé ses conditions de participation à cette échéance convoquée par Ali Bongo. Le 28 février dernier, en effet, la Cappo, soutenue par le Mouvement des femmes commandos et la coalition-DTE, a conditionné sa présence à cette concertation à un préalable. Elle n’y sera que s’il s’agit d’un «dialogue national inclusif et souverain».

En effet, la coalition a déploré le problème d’équilibre de la représentation nationale, caractérisé par l’«exclusion à peine voilée d’une très grande partie de la société civile et de la diaspora, qui constituent pourtant l’un des maillons forts de la politique gabonaise». Un constat d’autant plus «grave» qu’il s’agit d’«une rencontre dont l’intérêt doit être la prévalence de la démocratie, c’est-à-dire de la souveraineté du peuple à tous les niveaux de l’organisation et de la représentation».

La Cappo soutient à cet effet que l’«institution d’un dialogue national inclusif et souverain ne peut et ne doit être le fait d’un gouvernement (PDG) et d’un seul parti politique (PDG) ni des partis politiques satellites soupçonnés de soutenir le pouvoir en place». Et la coalition de relever, notamment, la composition d’un comité piloté par le chef du gouvernement, faisant preuve d’une absence totale de neutralité comme on l’aurait souhaité.

Ou encore le sentiment des Gabonais de l’étranger et de l’ensemble de la classe politique, craignant un «simulacre de dialogue», ne manifestant aucune volonté politique réelle pour résoudre les graves problèmes des Gabonais, depuis les dernières crises électorales (2009/2016). Ensemble, la Cappo, le Mouvement des femmes commandos et la coalition-DTE, ont ainsi interpellé le gouvernement et le PDG, qui ne peuvent être juges et parties à cette concertation nationale.

«Ils sont invités à laisser au peuple Gabonais dans ses diverses composantes coordonner souverainement le dialogue national, qui n’est ni celui du PDG, ni celui du gouvernement, ni celui d’un homme d’Etat. Mais celui de tous les Gabonais, de tout le Gabon», ont unanimement lancé les organisations souhaitant, une nouvelle fois, «l’organisation d’un véritable Dialogue inclusif, avec des orientations et des résolutions intégrant leur caractère souverain et national».