S’il a adhère à la concertation nationale demandée par le chef de l’Etat, le candidat à la dernière élection présidentielle a décliné ses préalables à l’organisation de cette rencontre.

Ben Moubamba lors d’une sortie à son QG, en août dernier à Libreville. © Gabonreview

Ben Moubamba lors d’une sortie à son QG, en août dernier à Libreville. © Gabonreview

 

Peu après s’être dit favorable au dialogue national demandé par Ali Bongo, Ben Moubamba est longuement revenu sur les préalables du succès d’une telle initiative. Dans un post publié sur son blog, le 26 septembre dernier, le candidat à la dernière présidentielle a déclaré : «Nous avons besoin, avant tout, d’une commission efficace pour éviter un monologue du pouvoir et installer un vrai dialogue, une plus grande tolérance et donc un début de paix acceptable par tous au cours du futur débat national, s’il a lieu».

Pour le leader de l’Union du peuple gabonais (UPG), il n’est nullement question d’«Accords de Paris» bis pour se distribuer des postes. Il s’agit plutôt d’ouvrir de grands chantiers : «Les institutions et donc la Constitution, le modèle économique du pays, le nécessaire état d’urgence sociale à décréter sur le Gabon et bien évidemment une réflexion sur l’identité culturelle de tous les gabonais», a-t-il expliqué.

Ben Moubamba espère ainsi que les gabonais vont enfin comprendre le message qu’il tente de véhiculer depuis sa grève de la faim devant l’Assemblée nationale, en août 2009. «On ne peut pas séparer l’incendie de la chambre basse du Parlement gabonais de mon acte hautement non-violent mais raillé (je le conçois) de 2009. Certains se sont fait appeler Moïse, d’autres se sont faits baptiser du nom de Josué», a-t-il déclaré.

 «Moi, je ne suis que le très modeste David et je viens au nom d’une certaine Providence face à des forces mille fois plus puissantes que moi. Mais je ne viens pas en mon nom et pour servir mes intérêts. Je me suis levé comme un personnage modeste sous l’œil de la providence universelle, et cela me suffit, pour l’honneur et pour l’histoire», a philosophé Ben Moubamba, annonçant son passage prochain sur Gabon Télévisions pour décliner les préalables à la tenue du dialogue national proposé par Ali Bongo.