«Je pense que notre parti a le devoir de se réunir pour réaliser qu’on était sur la mauvaise voie», a déclaré l’élu de la commune de Bitam pour le compte de l’Union nationale, le 18 avril 2017, quelques heures avant l’ouverture officielle des travaux de la phase politique du dialogue national qui se tient à Angondjé.

Le vice-président du groupe de l’opposition à l’Assemblée nationale, Patrick Eyogo Edzang. © Gabonreview

 

Après l’adhésion du troisième vice-président de l’Union nationale, Jean Pierre Rougou, à la phase politique du dialogue national proposé par Ali Bongo, il serait nécessaire, selon Patrick Eyogo Edzang que sa famille politique se réunisse pour réaliser qu’elle était sur la mauvaise voie.

Très convaincu et assuré d’avoir opéré le bon choix devant plusieurs hésitations au sein de sa famille politique, à prendre part au dialogue national convoqué par Ali Bongo Ondimba, Patrick Eyogo Edzang, souhaiterait voir les membres de son parti reconsidérer leur posture. Il est important qu’ils contribuent à ces débats pour la réconciliation. «Je pense que tout le monde a à cœur de construire la maison Gabon sur des bases saines et démocratiques. C’est ça le but», a-t-il estimé.

Si personnellement le rapporteur du panel 4 qui débattra de la «Consolidation de la paix et cohésion nationale», affirme prendre part aux discussions en cours à Angondjé pour mieux préparer l’alternance en 2023, il écarte l’idée d’une supercherie politique orchestrée par le pouvoir.

«Je suis vice-président du groupe de l’opposition à l’Assemblée nationale donc j’estime que mon devoir était de participer à ce dialogue», a-t-il assuré. Fera-t-il bouger les lignes comme certains l’ont prétendu ? Il reste que, selon des sources concordantes, la hiérarchie ou le Bureau national de l’UN devrait se réunir incessamment. Serait-ce pour statuer sur le sort des figures ayant pris un peu d’indépendance quant à la  position du parti face au Dialogue en cours à Angondjé ? La posture personnelle de Jean Pierre Rougou a visiblement été un électrochoc pour la formation politique la plus importante de l’opposition gabonaise.