Le Programme pour la gestion des transformations sociales (Most), organisé par l’Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) et le ministère en charge des Affaires sociales, s’est achevé le 13 juillet.

Les participants du Most à la fin de l’atelier, le 13 juillet 2017. © Gabonreview

 

Démarrée le 10 juillet au Centre national de recherche scientifique et technologique (Cenarest), l’école Most, consacrée à la «méthodologie d’élaboration, de pilotage et d’évaluation des politiques sociales inclusives» s’est achevée le 13 juillet.

Après quatre jours d’intenses réflexions, menées sur la gestion des transformations sociales, les participants, constitués des enseignants chercheurs, des représentants de l’administration publique et ceux de la société civile ont formulé plusieurs recommandations.

Les participants recommandent «l’assistance de l’Unesco en vue de la structuration et l’opérationnalisation du comité national du programme pour la gestion des transformations sociales».

Ils souhaitent également la «reconnaissance institutionnelle du comité national du programme pour la gestion des transformations sociales en tant qu’interlocuteur privilégié du gouvernement, en matière d’élaboration, de mise en œuvre et d’évaluation des politiques publiques».

Par la même occasion, les participants ont pris l’engagement «d’œuvrer autour du comité national du Most à constituer un réseau national d’experts en interface recherches en sociales et politiques publiques».

Par ailleurs, ils ont pris la résolution de contribuer «à l’élaboration d’une politique nationale de développement social, en poursuivant le travail entamé sur les études de cas portant sur la jeunesse, l’égalité de genre, la protection sociale et les personnes handicapées».

Satisfait de la réussite de l’événement, le représentant du Bureau régional de l’Unesco a rassuré sur l’engagement de son organisation «à contribuer à la réalisation de l’objet de la convention liant le ministère des Affaires sociales au comité national du Most, à savoir l’élaboration d’une politique nationale de développement social et familial», a déclaré Yvonne Matuturu.

Hôte de l’événement, le Commissaire général du Cenarest a invité les autorités à œuvrer pour le développement de la recherche scientifique. «Je suis en poste depuis 10 ans et mon combat n’a été de cesse de promouvoir l’idéologie suivante: aucun pays monde ne s’est développé sans la recherche scientifique. Point d’émergence d’un pays sans la recherche scientifique», a déclaré Franck Idiata.

Première école consacrée à la gestion des transformations sociales organisée en Afrique centrale, l’école Most créée en 1994, avait pour objectif général de «contribuer à la constitution au Gabon d’une masse critique de jeunes professionnels qualifiés, pouvant aider à renforcer l’interface recherche-politique publique dans le contexte du défi d’un développement social durable à l’horizon 2025».

L’événement s’est achevé avec la remise des attestations de participation par le commissaire général du Cenarest, Franck Idiata.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga