Le gouvernement et la représentation du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) ont signé le Plan cadre d’assistance des Nations unies (Pnuad) pour la période 2018-2022, le 21 juillet 2017 à Libreville. Selon l’agence onusienne, ce document s’aligne sur les priorités nationales dans le cadre du Plan stratégique Gabon émergent (PSGE).

Echanges de documents entre Marie-Evelyne Petrus-Barry et Régis Immongault après la signature du Pnuad, le 21 juillet 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Vue des officiels et de la salle pendant la cérémonie. © Gabonreview

Le Plan cadre d’assistance des Nations unies (Pnuad) a été reconduit au Gabon pour la période 2018-2022. Le document a été signé entre le ministère de l’Economie et la représentation du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), le 21 juillet à Libreville.

Le Pnuad est un document préparé conjointement par le gouvernement d’un État et l’équipe pays des Nations unies présente dans le pays. Il décrit les actions communes et les stratégies que les Nations unies entendent mettre en œuvre en vue de contribuer à la réalisation des objectifs de développement de ce pays. Le plan cadre détaille les objectifs, les activités et les responsabilités de chaque agence des Nations unies tels qu’acceptés par le gouvernement national.

Selon le représentant résident du Pnud au Gabon, le nouveau Pnuad s’aligne sur les priorités nationales dans le cadre du Plan stratégique Gabon émergent (PSGE). Et Marie-Evelyne Petrus-Barry de souligner que cet outil respecte quatre principes. Le premier englobe les droits humains, le genre et l’autonomisation des femmes. Le deuxième repose sur l’équité et l’éradication des inégalités de manière inclusive.

Le troisième principe s’articule autour de la responsabilité et de la recevabilité. Tandis que le dernier englobe la durabilité environnementale et la résilience.

Par ailleurs, trois domaines sont couverts par le nouveau Pnuad : la gouvernance, les services sociaux de base, la croissance diversifiée et le développement durable. «Les effets définis dans chacun de ces domaines seront réalisés en étroite relation avec le gouvernement», a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry.

Dans ce sens, la responsable onusienne a préconisé la mise en place urgente d’un comité conjoint entre le gouvernement, la société civile et les agences du système des Nations unies. «Ce comité veillera à la bonne mise en œuvre du Pnuad, en assurera le suivi et fera les ajustements nécessaires à l’issue de chaque évaluation. Ce Pnuad a été élaboré dans un contexte économique et financier difficile. Il nous faudra pourtant mobiliser des ressources financières pour le mettre en œuvre», a relevé le représentant résident du Pnud au Gabon.

Le ministre de l’Economie, pour sa part, a insisté sur trois points. Le premier est celui de la soutenabilité du financement du Pnuad. «Les besoins sont estimés à 7,85 millions de dollars et plus de 59% sont à mobiliser. Un tel niveau de ressources à mobiliser dans un contexte budgétaire aussi contraint que la nôtre nous commande des efforts conjoints spécifiques», a laissé entendre Régis Immongault.

Le deuxième sur lequel a insisté le membre du gouvernement concerne la mise en place de l’initiative Unis dans l’action (DAO). Le troisième, enfin, est relatif à la gouvernance du prochain Pnuad. «Les agences des Nations unies ont accompagné le gouvernement dans la génération des statistiques et la réalisation des outils spécifiques tels que les comptes nationaux de la santé. Je voudrais les appeler à poursuivre et à amplifier cet effort au cours du prochain cycle de coopération», a conclu Régis Immongault.