Le village Ngola, dans le canton Ogooué (département de Bendjé, Ogooué Maritime) disposait déjà d’un certain nombre d’infrastructures : une école, un internat, une cité administrative…  Malheureusement, tout ce patrimoine n’a pas été régulièrement entretenu et était dans un état de vétusté très avancé. Plus préoccupant, le village manquait d’eau potable et n’était pas éclairé.

L’école de Ngola. © Gabonreview

 

A son arrivée à la tête du Conseil départemental de Bendjè, Lucie Daker Akendengué a, bon an, mal an, entrepris de réhabiliter l’existant en matière d’infrastructures dans les trois cantons du département qui rassemblent plus d’une soixantaine de villages. Ngola a bénéficié de ce programme et a vu, dans un premier temps, l’internat de l’école être réfectionné, afin d’offrir un meilleur confort aux enfants. Puis le temps a passé.

L’un des points d’eau. © Gabonreview

Cette année, après une assez longue attente, le village vient de bénéficier simultanément de la réhabilitation de son école, de celle de la cité administrative dont les occupants, essentiellement des enseignants, ont reçu une dotation en matelas, en tables pour salle à manger et d’une dotation en gazinières. Mieux, l’eau et l’électricité sont arrivées, sous la forme de l’inauguration d’un château d’eau et d’une dotation de deux groupes électrogènes. Le château d’eau, en béton armé, d’une capacité de trois mille litres, alimentera neuf points de distribution, cinq pour la cité administrative, trois et  un abreuvoir pour la zone villageoise. Et, selon Lucie Daker Akendengué, l’électrification se poursuivra par un projet d’introduction d’énergies renouvelables, par l’installation de panneaux solaires.

Venu inaugurer le château d’eau et remettre officiellement les infrastructures réfectionnées, en compagnie des élus et notables du canton et du chef des Ôrungu, René Mbongo Tchouga, la présidente du Conseil Départemental de Bendjè a indiqué que par ces temps de crise, il a fallu la diligence du Trésorier provincial qui a consenti à dégager les fonds nécessaires à l’investissement, d’une part, et concernant le château d’eau, à la bienveillance d’un opérateur économique qui a accepté à entreprendre les travaux avant d’être payé, d’autre part.

Pour le reste, elle a mis à contribution les compétences des services techniques du Conseil Départemental de Bendjè, notamment la menuiserie, et a embauché, dans le cadre de la main d’œuvre non permanente, des ressortissants du village concerné afin d’impliquer les populations bénéficiaires au développement de leur terroir. Toutes choses qui devraient amener les récipiendaires à prendre soin des équipements et à les utiliser en veillant à ce qu’ils soient profitables au plus grand nombre le plus longtemps possible.