Rencontrant des gestionnaires de portefeuilles d’investissements internationaux et détenteurs des obligations gabonaises sur les marchés internationaux de Londres, le 3 décembre à Libreville, Hugues Mbadinga Madiya, le directeur général de la Dette, a assuré que 5 milliards de francs CFA ont été payés par mois depuis avril 2018.

Le directeur général de la Dette, Hugues Mbadinga Madiya en compagnie du Coordonnateur du Bureau de coordination du Plan stratégique Gabon émergent, Liban Soleman, le 3 décembre 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

La question de la dette intérieure a été abordée par le directeur de générale de la Dette, le 3 décembre à Libreville. Hugues Mbadinga Madiya s’est exprimé dans le cadre d’une rencontre avec des gestionnaires de portefeuilles d’investissements internationaux et détenteurs des obligations gabonaises sur les marchés internationaux de Londres.

«Nous payons normalement nos créances», a-t-il affirmé. S’agissant de la dette intérieure, Hugues Mbadinga Madiya a rappelé la mise en place, depuis le mois d’avril, du mécanisme du Club de Libreville qui a été régulièrement payé. «Le Club de Libreville a payé 5 milliards de francs CFA par mois depuis le mois d’Avril. Nous avons payé 5 échéances», a-t-il révélé, ajoutant que depuis le mois de septembre, «nous avons quelques échéances qui se sont accumulées, mais cela est aussi tributaire des contraintes de trésorerie d’un Etat».

Il assure par ailleurs face à cette situation que «l’idée et la stratégie, la volonté des plus hautes autorités est de continuer à payer ces échéances liées au Club de Libreville et d’injecter des ressources sur le tissu économique national». «Nous ne disons pas que nous sommes dans un monde qui est parfait et idéal. Les retards peuvent être tributaires à d’autres besoins auxquels fait face l’Etat. Malgré ce retard, je puis vous dire que l’Etat va continuer à payer le Club de Libreville et parvenir à régler l’ensemble des échéances d’ici à la fin de l’année», a-t-il indiqué.

Un vaste plan de remboursement définitif de la dette intérieure avait été conclu entre les entreprises locales, avec un ensemble de créanciers constitués sous la forme d’un Groupement d’intérêt économique (GIE) dénommé «Club de Libreville» et les autorités gabonaises. L’effort de remboursement porte sur un montant de 310 milliards de francs CFA, soit 77 % du montant total de la dette initiale évaluée à 400 milliards francs CFA. Au final, 177 entreprises gabonaises regroupées au sein de ce GIE devraient y bénéficier. Les PME ont été particulièrement privilégiées.

Au niveau de la dette extérieur, Hugues Mbadinga Madiya a assuré que le Gabon est à jour. «Le Gabon a fait beaucoup d’effort pour payer la dette extérieur», a-t-il précisé. «Nous sommes bien à jour. Si non, nous n’aurions pas été capables de préparer, comme nous le faisons en ce moment, le passage du dossier du Gabon au Fonds monétaire international (FMI)».