Le ministre du Budget a présenté le 23 octobre à Libreville, l’arrêté portant création du comité bipartite de veille économique et financière entre l’Etat et la Confédération patronale gabonaise (Comité Etat/CPG). Il permettra notamment d’examiner toute dette éventuelle entre l’Etat et la CPG et d’en proposer les modalités d’apurement.

Jean-Fidèle Otandault (à gauche) remettant au président de la CPG (Alain Ba Oumar), l’arrêté portant création du Comité Etat/CPG, le 23 octobre 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Jean-Fidèle Otandault a annoncé le 23 octobre à Libreville la création du comité bipartite de veille économique et financière entre l’Etat et la Confédération patronale gabonaise (Comité Etat/CPG).

Selon l’arrêté consacrant la création de ce comité, celui-ci servira de cadre de concertation entre l’Etat et la CPG pour les questions de nature économique ou financière. Mais sa vocation première est de parvenir de manière concertée à l’apurement de la dette intérieure. Il appartiendra à ce comité d’identifier et recenser l’ensemble des engagements financiers contractés entre l’Etat et la CPG. Tout comme il aura pour mission d’examiner toute dette éventuelle entre l’Etat et la CPG et d’en proposer les modalités d’apurement.

Enfin, le Comité Etat/CPG va étudier les conditions d’une meilleure participation des entreprises de la CPG à la bonne santé de l’économie nationale. Créé avec le concours du ministère de l’Economie, le Comité Etat/CPG comprend un comité de pilotage (le ministre du Budget, le ministre du l’Economie, et le président de la CPG) et une commission technique. Le comité de pilotage sera chargé notamment de fixer les grandes orientations et les sujets de concertation entre l’Etat et la CPG.

La mise en place de ce comité devrait s’apprécier comme une petite victoire pour la CPG. Depuis 2015 en effet, l’organisation patronale n’a cessé de multiplier les sorties pour mettre la pression sur le gouvernement afin d’accélérer l’apurement de la dette intérieure.

Arrêtée à 100 milliards de francs CFA au 31 décembre 2014, la dette de l’Etat doit être apurée sur cinq ans à partir de 2017, conformément à un protocole d’accord signé le 25 octobre 2016 à Libreville, entre le gouvernement et le bureau sortant de la CPG.