Entre menace de grève dans les hôpitaux publics et appel au patriotisme des médecins, le Syndicat national des personnels de santé (Synaps) exhorte le gouvernement à régler au plus vite la dette de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale vis-à-vis des structures sanitaire de l’Etat.

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Les responsables du Synaps, le 31 juillet 2018, à Libreville. © AGP-Gabon

Alors que le montant exact de la dette de la Cnamgs vis-à-vis des structures sanitaires publiques reste inconnu une semaine après la réunion de la ministre de la Santé et son collègue de la Protection sociale, le Synaps souffle le chaud et le froid. L’organisation syndicale regrette dans un premier temps que cette situation ait conduit à la suspension des prestations aux assurés il y a plusieurs jours. Aussi, par «solidarité» et «compassion», invite-t-elle les médecins et les personnels de santé à reconsidérer leur position «au nom supérieur de la nation», en levant la suspension des prestations aux assurés Cnamgs.

Seulement, le Synaps l’affirme, cet appel aux médecins et personnels de santé n’est pas un soutien adressé au gouvernement, dont il souhaite qu’il tienne ses promesses et assume sa responsabilité. L’organisation syndicale menace d’ailleurs de lancer une grève dans les prochains jours si la dette de la Cnamgs n’est pas réglée «dans les délais raisonnables». «Toutes les organisations syndicales de la santé décideront d’un arrêt des activités dans toutes les structures de l’étendue du territoire national», prévient le syndicat.

En attendant, le Synaps, en partenariat avec d’autres syndicats de la santé, y compris ceux de la Cnamgs, annonce l’organisation prochaine d’«un atelier dont le thème portera sur l’autonomisation des structures sanitaires face à la politique de l’assurance maladie obligatoire». Il s’agira, explique Serges Mickala Moundanga le secrétaire général du Synaps, de réfléchir sur les stratégies permettant «d’optimiser le fonctionnement de la Cnamgs».