L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) a procédé récemment à Alénakiri dans la commune d’Owendo, à la destruction de plus de 60 tonnes d’aliments impropres à la consommation, conformément à ses missions.

© D.R.
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Consciente qu’il y aura toujours des commerçants et autres personnes véreuses qui voudront gagner plus qu’il n’en faut en essayant de passer entre les mailles des systèmes de contrôle et de surveillance, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa), qui a notamment pour missions d’assurer l’évaluation, la prévention et le contrôle des risques nutritionnels et sanitaires, de protéger la santé des consommateurs, tout en garantissant le bon fonctionnement du marché intérieur, a saisi plus de 60 tonnes de produits alimentaires, devenus impropres à la consommation suite à la rupture de la chaîne du froid au sein des magasins dans lesquels ils étaient conservés, avant de procéder à leur destruction.

L’opération de destruction s’est déroulée à Alénakiri, dans la commune d’Owendo où des cartons contenant de la viande de porc, du poisson de type maquereaux ont été broyés. Cette cargaison est le fruit des contrôles de routine qu’effectue cet établissement public dans les structures commerciales. Dans ce contexte, l’on se demande à quoi sont exposées les populations, particulièrement en cette période de fête de fin d’année où tous les opérateurs économiques et notamment les commerçants souhaitent absolument maximiser les profits.

Les agents de l’Agasa considèrent les fêtes de fin d’année comme une «période à risques» dans la mesure où les produits de mauvaise qualité peuvent être mis sur le marché avec l’assurance que la forte demande fera en sorte qu’ils s’écoulent rapidement. Or, ont-ils noté, cela présente énormément de risques sanitaires et nutritionnels pour la population démunie, à la recherche de produits à bas coûts. C’est donc pour réduire les risques encourus par les consommateurs que l’Agasa a intensifié ses contrôles. «Ce sont environ 11 300 consommateurs gabonais qui ont été épargnés d’une intoxication aigüe, subaigüe ou chronique liée à la consommation de ces produits de mauvaise qualité», a expliqué un agent.