La justice française, saisie en novembre 2017 pour «atteinte à son droit à l’image», a estimé vendredi 16 février que l’ex-première Dame du Gabon a été «délibérément trompée» par la société de production Day for Night dans le cadre de l’enregistrement de la série documentaire Despot Housewives, dont un épisode lui était consacré.

Joséphine Nkama Dabany, l’ex-épouse d’Omar Bongo ne sera pas dépeinte en «femme de despote» à la télévision. © alibreville.com

 

«Déprogrammé» en septembre 2017 après que les conseils de Patience Dabany aient menacé  de porter plainte contre la société de production Day for Night, l’épisode, «Les Matriarches», consacré à l’ex-première Dame du Gabon dans le cadre de la deuxième saison de la série documentaire Despot Housewives ne sera finalement plus diffusé sur la chaîne Planète+. Vendredi 16 février, le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a estimé que la mère d’Ali Bongo «a été délibérément trompée sur l’objet de l’entretien» accordé au réalisateur Joël Soler, rapporte le site de Jeune Afrique.

Si l’ex-épouse d’Omar Bongo avait «donné son autorisation d’exploiter son image pour un reportage présenté à tort comme portant sur les femmes ayant joué un rôle important dans la carrière politique, littéraire et même scientifique de leurs enfants», pour  Thomas Rondeau, vice-président du TGI de Paris, «il s’agissait en réalité, depuis le départ, d’exploiter son image dans le cadre d’une série consacrée aux femmes de dictateur». Le TGI a par ailleurs jugé que «l’objet même de l’entretien et le contexte de sa diffusion ont été à l’évidence travestis».

Résultat : poursuivie en novembre 2017 pour «atteinte (au) droit à l’image» de la célèbre chanteuse gabonaise, la société de production a été condamnée à 3 000 euros à titre de réparation. Injonction lui a également été faite de n’exploiter l’interview «sur quelque support que ce soit».