La recrudescence des coupures intempestives de la Société d’électricité et d’Eau du Gabon (SEEG), et la controverse autour de son monopole, ont fini par amener quelques PME gabonaises à penser à proposer des alternatives et des palliatifs aux consommateurs. A défaut d’une concurrence d’égal à égal, la société SYS E.N.R. Gabon, par exemple, propose des produits pour le moins pratiques, dans un Gabon meurtri par les manquements de son fournisseur d’électricité.

Gabonreview.com - LED Magic Bulb - © SYS E.N.R. Gabon

Si la vétusté des équipements de la SEEG est généralement mise en cause pour justifier les manquements répétés de cette entreprise, les factures à contrario continuent de grimper et de saigner la bourse des ménages. Les coupures de courant intempestives, qui minent la vie des entreprises et des ménages, auraient sans doute très vite trouvé des solutions si la SEEG ne jouissait pas de sa situation de monopole. Nombreux pensent à cet effet que cet état des choses ne risque pas de changer avant cinq ans, date marquant le terme du contrat de concession avec l’État. De ce fait, il est urgent d’apporter d’autres solutions, d’entreprendre des initiatives privées, avant que l’État ou le gouvernement n’apporte, peut-être, des solutions fiables et à long terme.

Le monde bouge et les technologies évoluent. Dans ce contexte, de nombreuses entreprises se créent, parfois avec le concours d’investisseurs étrangers. Dans le secteur des énergies, l’une d’elle est la société SYS E.N.R. Gabon qui propose des solutions permettant aux particuliers de faire à la fois des économies d’énergie en dehors des coupures (si, si, cela arrive !) mais aussi de rester éclairé pendant des heures en cas de rupture de la fourniture d’électricité.

A titre d’exemple, l’un des responsables de cette structure explique : «Tout part d’une Ampoule de 4W, soit 96% d’économie par rapport à une ampoule de 100W. Cette ampoule mobile se recharge sur le secteur, du seul fait de son branchement et de son utilisation ordinaire, pour procurer 3h30 de lumière en cas de coupure de courant.» Et de poursuivre : «Sur le même modèle nous avons développé une solution d’allumage à distance au moyen d’une télécommande par signal radio. Enfin nous sommes parvenus à proposer trois ampoules couplées à un panneau solaire dont l’énergie recharge les batteries internes des ampoules pour procurer 13 heures de lumière en continu et en totale autonomie, soit toute une nuit de lumière gratuite!». Des solutions existent donc que l’on ignore et qui permettent parfois de se dégager, un tant soit peu, de la dictature de la SEEG.

De même, le problème de l’éclairage public peut également être résolu avec des lampadaires équipés de panneaux solaires comme on peut en voir sur les mâts signalétiques installés sur le bord de mer. Les pouvoirs publics devraient y songer un peu, en particulier dans les zones où les coupures de courant exposent les citoyens à la criminalité ou dans les zones rurales que la SEEG néglige.

Ainsi, lorsque le monopole, à l’instar de celui de la SEEG, induit des effets négatifs, d’autres voies se créent pour apporter des palliatifs. Parfois ceux-ci sont négatifs, à l’exemple de la vulgarisation des groupes électrogènes au Congo Brazzaville où l’environnement immédiat des populations est polluée par le bruit et les effluves de gaz d’échappement. Pourtant, exercer un peu de pression concurrentielle sur la SEEG en installant des systèmes à la fois écologiques et autonomes serait de nature à conduire cette société à réduire ses coûts et à améliorer ses prestations. La multiplication des acteurs dans la chaîne de l’électricité domestique est un facteur d’innovation qui permettrait d’offrir de nouveaux services aux consommateurs, mais surtout de les soulager des abus d’une entreprise pour qui le respect du consommateur se limite à encaisser son argent chaque fin de mois.