Les habitants du «Premier Campement», sur la route du Cap Esterias au Nord de Libreville, ont été saisis de frayeur, le 3 août dernier, à la suite d’une très forte détonation dans leur village. Un transformateur de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) qui avait explosé, entrainant une coupure d’électricité de 6 heures dans cette localité.

Gabonreview.com - Petit marché au carrefour du 1er Campement, sur la route du Cap - © huguesn

Selon le quotidien Gabon Matin qui a rapporté l’information dans sa livraison du lundi 6 août 2012, les habitants de ce campement, habitués au calme, couraient dans tous les sens pour savoir ce qui s’est réellement passé. Quelques minutes après «ce coup de tonnerre», ils se sont rendus compte qu’il s’agissait du transformateur de la SEEG, situé près du marché de cette bourgade, qui venait d’exploser. Il était environ treize heures.

À ce qui se raconte, tout le monde dans le périmètre a dû abandonner son activité, le temps de s’enquérir de la situation, mais surtout par précaution. Gabon Matin indique que les agents de recouvrement du Conseil départemental du Cap, dont le poste se trouve à deux mètres du transformateur explosé, estiment qu’il s’est agi d’une erreur technique d’un employé de la SEEG qui travaillait sur l’appareil endommagé. Grièvement blessé au visage, il a été transporté dans une structure hospitalière de Libreville où il suit actuellement des soins intensifs.

Le quotidien rappelle également qu’ «il y a trois semaines, non loin du Premier Campement, au village Makwengué, un enfant d’une dizaine d’années est mort électrocuté. Il est la première victime de l’installation anarchique des fils électriques dans le département du Cap Esterias».

Même due à une erreur humaine, cette explosion vient une fois de plus montrer les limites de la principale société d’énergie du pays qui fait la pluie et le beau temps dans le pays depuis quelques années avec des coupures intempestives consécutives, dues la plus part du temps à l’obsolescence du matériel. Car si l’explosion du Premier Campement est une faute professionnelle (ce qui reste à confirmer), les délestages à tort et à travers ne l’ont pas été souvent. Un nouveau souffle doit être donné à cette entreprise, si tant est qu’elle a encore la capacité de se relancer. L’amateurisme des uns, la condescendance des autres et l’absence de vision ont certainement fini par la plomber.

A tout le moins, le regard doit être tourné vers des alternatives. Le Gabon bénéficie autant du vent, de la pluie que du soleil. Des éléments qui peuvent être exploités en attendant d’offrir à la SEEG une entreprise concurrente, une vraie rivale.