Après le déraillement, le 13 juillet au PK 23 (Ntoum), d’un train minéralier appartenant à la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog), la direction générale de la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag) n’a pas officiellement précisé à ce jour les causes ayant conduit à cet énième accident.    

Le déraillement du train minéralier, le 13 juillet 2018, a causé une perte d’environ 1 600 tonnes de manganèse. © D.R.

 

Un train minéralier appartenant à la Comilog, a déraillé le jeudi 13 juillet aux environs 18 heures à hauteur du PK 23 à Ntoum. L’accident qui n’a pas fait de victime humaine n’est pas le premier du genre, d’autant qu’au moins une fois chaque année un déraillement se produit sur la voie ferré. En dépit d’un lourd programme de modernisation du chemin de fer lancé en juin 2016, la Setrag avait à chaque fois accusé l’instabilité de certaines zones de cette voie longue de 710 km dont 648 km de voie principale entre le port d’Owendo et Franceville. Sauf que, près d’une semaine après le nouveau déraillement, la société dit ne pas être en mesure d’expliquer les véritables causes ayant conduit à l’accident.

Toutefois, sur la chaîne de télévision Gabon Première, Patrick Claes qui a dit attendre les résultats de l’enquête en cours, a indiqué que «ce déraillement a engendré des dégâts extrêmement importants à la voie». Le directeur général de Setrag précise en effet que «le seul wagon qui a déraillé à la sortie de la gare de Ntoum a été traîné sur 10 kilomètres et a entraîné dans sa chute 21 autres wagons avant de se coucher».

«La quantité de minerai renversée est estimée à 1 600 tonnes», informe Comilog, alors que Setrag, de son côté, tente de rassurer les usagers en promettant d’ouvrir la voie ferrée au plus vite. Des travaux y sont d’ailleurs actuellement en cours.