Une semaine après le congrès extraordinaire ayant vu leur mise à l’écart, les ex-vice-présidents de Démocratie nouvelle (DN) continuent d’accuser René Ndemezo’o Obiang qu’ils ne reconnaissent désormais plus comme le premier responsable du parti.

Gervais Amogho (extrême gauche), en décembre 2016, à Libreville. © Gabonreview

 

Porté une nouvelle fois à la tête du parti à la faveur du congrès extraordinaire des 16 et 17 février, René Ndemezo’o Obiang n’a pas fini d’être contesté. Ses anciens collaborateurs, à l’instar des membres du collège des ex-vice-présidents de Démocratie nouvelle, ne lui reconnaissent plus son statut de premier responsable de leur formation politique. Dans une interview à Gabon Media Time, jeudi 22 février, Gervais Amogho a à nouveau accusé le premier secrétaire d’avoir violé les textes de leur parti.

«Ce congrès a été organisé de manière clandestine. Le directoire du parti n’a pas été associé. (Or), la convocation d’un congrès obéit à des dispositions réglementaires et statutaires», a rappelé l’ex-vice-président assurant être toujours militant et responsable de DN.

Au sein de la dissidence de DN, l’on craint d’ailleurs que les prochaines législatives ne démontrent le véritable visage actuel du parti, un parti «régionaliste» à la limite du tribalisme. «Il y a comme une volonté de concentrer toutes les candidatures dans le septentrion. Or, on a des cadres valables aussi bien dans l’Ogooué-Ivindo qu’à l’Estuaire», a soupçonné Gervais Amogho, peu convaincu de la promesse faite par René Ndemezo’o Obiang d’investir des candidats de DN partout dans le Gabon.