Spécialisé dans la prise en charge des personnes atteintes de déficience mentale, le Centre de rééducation Sanando envisage d’agrandir ses installations pour mieux répondre aux besoins de ses patients, victimes de la marginalisation.

Les pensionnaires du centre en plein cours, le 8 novembre 2017. © Gabonreview

 

Crée en 2014, le centre de rééducation Sanando est spécialisé dans la prise en charge pédagogique, thérapeutique et social des personnes atteintes de déficience mentale. Sa vocation est également  d’apporter aux familles, l’orientation et les supports nécessaires pour l’intégration sociale des élèves.

Après quatre années d’existence, les responsables de la structure envisagent de faire de ce cadre du «soin du sourire» une référence gabonaise, et pourquoi pas africaine, pour le suivi, l’encadrement, la thérapie, l’éducation, l’insertion sociale et professionnelle des personnes vivant avec un handicap mental.

La responsable du Centre de rééducation Sanando Dr Duran Tamayo Yipsia. © Gabonreview

Le centre va bientôt se doter d’un foyer ultra moderne, pour une meilleure prise en charge des élèves. L’annonce de ce projet a été faite le 8 novembre 2017, à la faveur d’une conférence de presse au centre Sanando.

«Ensemble, nous voulons construire un foyer d’hébergement valorisant le respect des droits et la dignité de chacun, la recherche du maximum de bien-être, tout en offrant un accueil dans un lieu de vie adapté et convivial, en proposant des activités pédagogiques, thérapeutiques et de loisirs, ainsi qu’un accompagnement médicalisé», a expliqué Dr Duran Tamayo Yipsia.

Le centre accueille actuellement 39 personnes souffrant de déficience intellectuelle : 12 autistes, 9 trisomiques 21, 12 avec des troubles neurologiques et 6 avec une insuffisance motrice cérébrale(IMC). Dix candidats atteints d’IMC sont sur la liste d’attente. La création de ce foyer permettrait sans doute d’accueillir plus d’élèves, et dans un cadre plus approprié.

«Ce projet permettra d’héberger et d’occuper des personnes handicapées mentales dont les capacités ne permettent pas de suivre le rythme normal des études et du travail exigé par la société», estime la directrice du centre.

La déficience intellectuelle est caractérisée par des limitations significatives du fonctionnement intellectuel et des habiletés adaptatives. Ces difficultés se manifestent au niveau du langage, de la lecture, de l’écriture, de l’autonomie et des relations interpersonnelles. Les personnes souffrant de ce déficit sont dans l’incapacité de suivre des directives ou d’accomplir des actes de la vie quotidienne.