Selon les derniers travaux de l’équipe du Professeur Abderrazak El Albani de l’Université de Poitiers (France), sur le bassin francevillien, le Gabon abriterait les plus anciens gisements d’uranium au monde.

Terre de Franceville où se déroulent les recherches de l’équipe du Pr El Albani (Illustration). © Gabonreview

 

Le Gabon concentrerait sur son sol les plus anciennes réserves d’uranium au monde. C’est du moins la conclusion à laquelle serait arrivée l’équipe du Professeur Abderrazak El Albani de l’Université de Poitiers (France), selon ses travaux sur le bassin francevillien.

Après leurs travaux et la découverte des formes de vie fossiles multicellulaires macroscopiques en 2010, l’équipe du Pr Abderrazak El Albani a prolongé ses recherches sur ce bassin francevillien qui semble encore regorger des secrets pour la science. En effet, depuis le lancement des campagnes de fouille, en 2010, ce bassin fossilifère s’est révélé d’une extraordinaire richesse.

Selon cette nouvelle publication, ces gisements d’uranium se seraient formés dans le bassin de Franceville après la première augmentation des teneurs en oxygène atmosphérique qui s’est déroulée entre 2 et 2,3 milliards d’années. Au cours de cette période cruciale de l’histoire terrestre, les fluctuations des teneurs en oxygène auraient favorisé, à la fois, le lessivage de l’uranium depuis ses roches hôtes puis son accumulation.

«Le Gabon représente une fenêtre unique au monde sur le fonctionnement de notre planète à des périodes reculées de son histoire», a déclaré le Pr. El Albani. Géologue et sédimentologue, à la tête d’une équipe internationale, il avait découvert des formes de vie fossiles multicellulaires macroscopiques dans un site fossilifère situé dans cette même province du Haut-Ogooué au sud du Gabon.

L’étude de ces fossiles révèle l’émergence de la vie multicellulaire complexe et organisée dans des roches précambriennes datées de 2,1 milliards d’années. La découverte de ces organismes a permis de repousser la date de l’émergence de la vie multicellulaire de 1,5 milliard d’années. Cette découverte permet également de réviser les connaissances quant à l’évolution de la biosphère sur terre au cours de l’histoire de notre planète.

Une découverte saluée par Ali Bongo, relevant l’importante avancée scientifique induite par ces derniers travaux de l’équipe du Professeur Abderrazak El Albani. A noter que les recherches du géologue français, auxquelles participent de jeunes chercheurs gabonais, ont reçu le soutien de la Présidence de la République, du Centre national de la recherche scientifique et technologique (Cenarest), de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), de l’Institut gabonais de l’image et du son (Igis), de l’Institut français du Gabon, et en France de la Région Nouvelle-Aquitaine et du ministère des Affaires étrangères et du Développement international.

Source : Direction de la communication présidentielle