La présidente du Groupe d’études et de recherche sur la démocratie et le développement économique et social (Gerddes), Maryvonne Ntsame Ndong n’a pas tari d’éloges envers la présidente de la Cour constitutionnelle, pour avoir récemment mis un terme aux activités de l’Assemblée nationale et du gouvernement.

Marie-Madeleine Mborantsuo, présidente de la Cour constitutionnelle. © D.R.

 

Il n’y aurait pas eu que des réprobations à l’endroit de la présidente de la Cour constitutionnelle, après la dissolution de l’Assemblée nationale et la démission du gouvernement y consécutive. L’initiative de Marie-Madeleine Mborantsuo a récemment été saluée par le Groupe d’études et de recherche sur la démocratie et le développement économique et social (Gerddes-Gabon).

Présentées par certains acteurs politiques de l’opposition comme l’institution d’«un état d’exception au Gabon (qui) prolonge le hold-up électoral perpétré par Ali Bongo en août 2016» ou encore une «décision de haute politique et non de simple droit constitutionnel» et de «dérèglement institutionnel», la dissolution de l’Assemblée nationale et la démission du gouvernement apparaissent pourtant, pour le Gerddes-Gabon, comme une «décision courageuse», à travers laquelle «tout le monde est gagnant».

«En sa qualité d’observateur des processus démocratiques, le Gerddes-Gabon soutient l’acte posé par la Cour constitutionnelle. C’est le lieu pour le Gerddes-Gabon, de féliciter et encourager la Cour constitutionnelle d’avoir pesé de tout son poids et lu la loi. Il encourage et félicite également l’Assemblée nationale et le gouvernement sortant qui ont fait preuve du sens de la responsabilité en respectant la décision de la Cour constitutionnelle. Le Gerddes-Gabon tient particulièrement à féliciter le président de la Cour constitutionnelle qui a eu le mérite de prendre des décisions aussi courageuses», lit-on dans un communiqué paru dans le quotidien L’Union, ce jeudi 17 mai, signé de Maryvonne Ntsame Ndong, présidente de Gerddes-Gabon et vice président de Gerddes-Afrique.

Dans le prolongement de ses éloges, Maryvonne Ntsame Ndong, quittant le Gabon, a félicité et soutenu fermement l’acte de modification du contenu du serment du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement tchadien, Madeleine Alingué, préférant Dieu à Allah. Cet acte, s’est-elle réjouie, «met en exergue sa foi, sa confession et ses valeurs, parce que nous respectons l’idéologie, la confession et la foi de tout un chacun. C’est pour cela que nous appelons la classe politique africaine de toujours regarder d’abord l’intérêt républicain».

La responsable de Gerddes-Gabon s’est par ailleurs privée de commenter la prestation de serment des membres du gouvernement ayant eu lieu récemment à Libreville.