Annoncé depuis plusieurs mois, cet événement musical s’est ouvert le 11 septembre.

La conférence de presse donnée en ouverture du festival. © Gabonreview
La conférence de presse donnée en ouverture du festival. © Gabonreview

 

Malgré une programmation perturbée en raison des risques sanitaires liés au virus Ebola qui sévit depuis le mois d’août dernier dans certains pays d’Afrique de l’ouest, le Festival Gabao s’est ouvert le 11 septembre dernier, en présence de Henri Bekalé Akwé, secrétaire général du ministère de la Culture et de l’Education civique. Tout au long de la journée, différentes structures ont animé des stands, en vue de la promotion de leurs activités, des séances «Open Mic Slam» et de «Speed Meeting» ont été organisés au bénéfice des professionnels internationaux, locaux et artistes.

 De gauche à droite : Jules Kamdem et Maya Muesa Moanda. © Gabonreview
De gauche à droite : Jules Kamdem et Maya Muesa Moanda. © Gabonreview

Si le «Grand Battle National», qui consacrera le meilleur «brackeur» (danseur urbain) gabonais avec à la clé une récompense de 1 million de francs, annoncé comme l’une des innovations de cette édition se déroulera le 12 septembre courant, la première journée s’est achevée par un concert privé 100% Live, avec Franck Ba’Ponga, Queen Koumb, Roda N’No, Scen’Art et Jay RspctMe. «Il s’agit d’un concert dédié aux partenaires de l’événement : ceux d’aujourd’hui et ceux qui nous ont accompagné depuis une dizaine d’années. Celui-ci permettra, en outre, de voir l’évolution de certains artistes et donner la chance aux nouvelles valeurs dans le domaine, tout en faisant la promotion de la diversité musicale», a indiqué Jules Kamdem Taguiawa, avant de présenter la seconde innovation liée à l’événement : «Le 1er forum des cultures urbaines». «Mon challenge est de faire en sorte que les artistes gabonais soient présents dans le circuit artistique international. Mais malgré les efforts consentis à notre niveau, très peu y sont encore parvenu, et leur absence dans ledit circuit me préoccupe. D’où l’idée d’une rencontre d’échanges en marge des activités purement artistiques et culturelles», a déclaré le promoteur du festival.

Consacré aux cultures urbaines, notamment aux «spectacles et diffusion internationale» et aux «musiques urbaines et distribution digitale», ce forum se déroulera les 12 et 13 septembre courant. Il verra la participation de jeunes entrepreneurs africains et occidentaux, à l’instar de Maya Muesa Moanda (dit Philo), gérant de la structure musicale «Bomaye Musik», par ailleurs producteur du rappeur franco-congolais Youssoupha et du groupe Bana C4. Ledit groupe, en constante évolution depuis la sortie, en 2011, de son premier opus «Therapy Vol 1», est annoncé comme le principal invité du festival, qui devrait se produire, samedi 13 septembre, aux côtés d’artistes locaux, à l’instar de la jeune rappeuse de 11 ans, Esther Baby.

 

 
GR
 

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