Aux côtés de Jean Ping, en tournée dans la Nyanga du 18 au 23 septembre dernier, Jean Eyéghé Ndong a expliqué, comme une ritournelle, son choix pour celui qui fut son ministre des Affaires étrangères avant d’être élu à la présidence de la Commission de l’Union africaine.

Jean Eyéghé Ndong et Jean Ping au domicile de feu le Général Boulingui dans la Nyanga. © Gabonreview

Jean Eyéghé Ndong et Jean Ping au domicile de feu le Général Boulingui dans la Nyanga. © Gabonreview

 

L’on se souvient encore de ce qu’au cours d’une déclaration à la Chambre de Commerce de Libreville le 13 juin 2015, Jean Eyéghé Ndong, l’un des vice-présidents de l’Union nationale (UN), avait dit sa préférence pour Jean Ping comme candidat de l’opposition à l’élection présidentielle de 2016.

Connu pour son franc-parler, le ci-devant dernier Premier ministre d’Omar Bongo était de la délégation de l’ancien président de l’Organisation des pays exportateurs du pétrole (OPEP) dans la Nyanga, du 18 au 23 septembre dernier. Durant ce périple de 6 jours pour une trentaine d’étapes, le sénateur du 2e arrondissement de Libreville a expliqué, à plusieurs reprises, les motivations de sa préférence pour l’ancien président de la 59e Commission des Nations Unies (ONU).

Selon le natif de Nkembo, «il faut réfléchir pour l’avenir de notre pays. Je suis Fang. J’ai dit officiellement à Libreville, le 13 juin 2015 que je préférais Jean Ping comme candidat à la présidence de la République. Certains de mes frères Fang m’ont reproché de soutenir un Nkomi, au lieu d’un Fang comme moi. Certains ont même dit, ”Pourquoi toi-même tu ne te présentes pas ?” Je leur ai dit que l’élection du président de la République n’est pas l’élection d’un député, d’un maire ou d’un sénateur. L’élection du président de la République ne concerne pas les ethnies, les tribus… Ce sont des affaires privées, comme quand on va épouser une femme : on établi des liens. Mais quand on parle des affaires publiques, les affaires du Gabon, là n’interviennent plus les ethnies ou les tribus. Là, c’est la citoyenneté qui intervient. Ayez cela en tête. Si vous jugez qu’une personne est citoyenne, a des atouts, des aptitudes, est comme le président Jean Ping : une Personnalité Internationale de Nationalité Gabonaise (acronyme populiste de P.I.N.G – ndlr), engagez-vous pour elle. Parce que là, il n’y a pas d’ethnie ni de tribu. Je vous donne rendez-vous en 2016 pour fêter la victoire de Jean Ping après son installation sur le fauteuil du président de la République».