En prélude à l’atelier d’outillage chorégraphique sous-régional prévu pour mai prochain, la Compagnie Solik, l’Ecole des Sables et le Nö Limit dance studio lancent un appel à candidatures.

Gaell Ikonda, lors d’une prestation de sa propre création. © D.R

Gaell Ikonda, lors d’une prestation de sa propre création. © D.R

 

Récemment, la compagnie Solik et le Nö Limit dance studio, avec l’appui de l’Ecole des Sables, dirigée par la chorégraphe Germaine Acogny, ont lancé un appel à candidatures à l’adresse des danseurs professionnels du Gabon, du Cameroun, du Tchad, du Congo, de la RDC, de la Guinée équatoriale et de Centrafrique. L’appel à candidatures, qui devrait être clos le 11 avril prochain, a été initié en prélude à l’atelier d’outillage chorégraphique prévu pour se tenir du 2 au 14 mai prochain à Libreville, dans le cadre du projet panafricain «Hors des murs».

Affiche de l’appel à candidatures. © D.R.

Affiche de l’appel à candidatures. © D.R.

D’après les organisateurs, «l’objectif visé est de fournir aux participants africains  plusieurs méthodes et outils chorégraphiques, artistiques et intellectuels devant leur permettre de continuer à inventer et à créer en s’inspirant de l’environnement politique, économique et social dans lequel ils vivent». L’atelier devrait aboutir à la sélection de 12 participants au total, tous ressortissants d’un des pays d’Afrique centrale. Et pour les entretenir, les organisateurs ont porté leur choix sur Karima Mansour.

Si elle a admis que le choix de la principale intervenante de l’atelier a été fait par l’Ecole des Sables, qui finance le projet «Hors des murs», la responsable de la Compagnie Solik n’en a pas moins reconnu le mérite de l’invitée. «Karima Mansour est une icône de la danse en Egypte. Détentrice de plusieurs diplômes, dont une maîtrise en danse contemporaine de la London contemporary dance school, fondatrice de la Compagny MAAT qui est la première compagnie de danse indépendante établie en Egypte. Depuis ses débuts dans le milieu, l’on dénombre 18 œuvres chorégraphiques complètes créées par elle, qui n’ont pas cessé d’être présentées au public à l’occasion de divers festivals internationaux», a fait savoir la chorégraphe Gaelle Ikonda.

Pour sa part, la responsable du Nö Limit dance studio a présenté le concept comme une aubaine pour la danse aussi bien dans le pays que dans la sous-région. «La création chorégraphique au Gabon et dans la sous-région a atteint un niveau plutôt appréciable. Il faut tout de même continuer dans la recherche, en vue de l’évolution. Et l’organisation de ce genre d’atelier n’est pas négligeable d’autant qu’il concourt au développement de l’art chorégraphique dans nos milieux», a confié Assana Micka Tsinga Bakari.