Ouvert il y a deux semaines, l’atelier d’outillage chorégraphique sous-régional s’est achevé le 13 mai dernier à Libreville.

Photo de famille après la remise des attestations aux participants. © Gabonreview

Photo de famille après la remise des attestations aux participants. © Gabonreview

 

Initié, il y a quelques mois, par la compagnie Solik et le Nö Limit dance studio, appuyés par l’Ecole des Sables du Sénégal dirigée par Germaine Acogny, l’atelier sous-régional consacré à l’outillage chorégraphique s’est achevé le 13 mai dernier sur une note de satisfaction, aussi bien pour les organisateurs que pour les 10 participants venus du Gabon, du Cameroun et de la République démocratique du Congo.

Moment d’une séance de travail et de la cérémonie de restitution. © Gabonreview

Moment d’une séance de travail et de la cérémonie de restitution. © Gabonreview

Si Assana Micka Tsinga Bakaria a réitéré que l’objectif visé par cette initiative était de fournir aux participants les méthodes et outils chorégraphiques, artistiques et intellectuels devant leur permettre de continuer à inventer et à créer en s’inspirant de l’environnement politique, économique et social dans lequel ils vivent, au terme des travaux ayant donné lieu à une restitution par binômes, la responsable du studio Nö Limit dance a affirmé que cet objectif a été pleinement atteint. Elle a salué le travail de Karima Mansour, choisie pour diriger les travaux de la première édition de l’atelier «Hors des murs».

Présenté comme une icône de la danse en Egypte, auteure de 18 œuvres chorégraphiques complètes, fondatrice de la Compagny MAAT, la première compagnie de danse indépendante établie en Egypte, Karima Mansour a, pour sa part, laissé entendre que le travail était axé sur plusieurs exercices, souvent basés sur des thèmes précis. «Il s’est agi de donner à chaque participant un thème, une couleur, qu’il était tenu de développer de manière individuelle, pour se voir imposer un partenaire par la suite, avec lequel il était tenu de s’accorder pour créer une œuvre unique», a-t-elle expliqué. Ses méthodes de travail, bien qu’appréciées, ont «laissé des traces sur le corps et le moral» des participants, ainsi qu’en ont attesté nombre d’entre eux, plutôt réjouis par cette expérience qu’ils ont voulu pérenne.