Sans une décision urgente pour assainir le climat au sein du cyclisme national, le Gabon court vers une nouvelle désillusion à la prochaine Tropicale. C’est du moins l’avis du collectif des anciens cyclistes, qui n’a pas manqué d’interpeller les autorités.

Un vélo endommagé, symbole de l’état actuel du cyclisme national. © Gabonreview

 

Echaudé par l’imbroglio dans la famille du cyclisme, le collectif des anciens cyclistes s’est récemment prononcé à ce sujet. Attirant l’attention des autorités, le groupe a livré ses propositions pour sortir le cyclisme national de la crise actuelle. A trois mois de la Tropicale 2018, les «anciens» ont émis l’idée de mettre en œuvre les mesures arrêtées dans le cadre de la normalisation du cyclisme, en mai 2017 à Libreville.

«Notamment celle qui concerne le mise sur pied de la commission juridique, en vue de la révision des statuts, du renouvellement des ligues et de l’organisation de l’assemblée générale élective», a-t-il proposé. Emmené par l’ancien Directeur technique national (DTN), Mathias Bakpé, le collectif reste convaincu que seule «une élection organisée de manière régulière et dans la transparence, peut mettre un terme définitif à cette crise».

Conscient que le «retour de la sérénité au sein de la petite reine est à ce prix», le collectif des anciens cyclistes entend mettre face à leurs responsabilités, les acteurs impliqués dans ce dossier. «Les différents acteurs y compris les nouvelles autorités du département des Sports souscriront-ils à cet idéal ?», ont demandé les anciens cyclistes. Dans tous les cas, l’heure est clairement à la prise de décision.

D’autant qu’en l’état actuel des choses, la sélection nationale de cyclisme pourrait connaître une nouvelle désillusion lors de la prochaine Tropicale. Comme aux derniers Jeux de la Francophonie, en juillet dernier à Abidjan, avec l’«abandon de tous les cyclistes avant la ligne d’arrivée. Aucun d’eux n’a franchi le kilomètre 20», a rappelé le collectif.