Initié par Elisa Moue Mafouka, le jeu concours Kissimi Orema s’est tenu le 1er août à Libreville. Dédié aux jeunes filles de 13 à 18 ans, ce challenge permet de revisiter la cuisine gabonaise.

L’une des lauréates présentant son plat de gambas au folong lors du concours Kissimi Orema, le 3 août 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

L’autre lauréate du concours préparant son burger au folong. Et, Elisa Moue Mafouka (à droite) et Hortense Mory face à la presse. © Gabonreview

Challenge revisitant la cuisine gabonaise, le jeu concours Kissimi Orema s’est tenu le 1er août à Libreville sous le thème «Revisiter un plat de Folong». Initié par Elisa Moue Mafouka, le jeu concours est destiné aux jeunes adolescentes dont l’âge se situe entre 13 et 18 ans. «Il était question de mêler les aspects éducatif et ludique : intéresser la jeune fille à nos produits, la rendre fière de ce qu’elle a», a expliqué Elisa Moue Mafouka.

Comme l’indique le thème du concours, les candidates devaient revisiter un plat de folong (feuilles d’amarante). «Il suffisait de cuisiner à la maison et de poster la vidéo sur Facebook pour être sélectionné. Nous avons choisi cette option par manque de moyens», a expliqué Elisa Moue Mafouka. «S’il y a eu de l’engouement au départ, nous nous sommes malheureusement retrouvés avec deux filles pour la finale», a regretté l’ancien chef cuisinier d’un établissement hôtelier de la place.

Agé de 13 ans, Anaïs a présenté au membre du jury un burger au folong, avec de la crème fraiche, du curry et un peu de menthe. Sa concurrente, quant à elle, a préparé des gambas sur une litière de folong, avec de la crème fraiche et du beurre de karité. «Elles ont été assistées d’un coach pour la préparation des plats. N’empêche, elles ont tout fait toutes seules», s’est émerveillé un membre du jury. «C’est la cuisine gabonaise qui gagne. Nous encourageons les parents à ramener les enfants à une de nos valeurs ancestrales : la cuisine», a souhaité Hortense Mory, l’un des membres du jury, qui s’est réjouie de l’organisation de ce concours de cuisine.

«Aujourd’hui, la jeune génération ne jure que par les pizzas et autres plats de restauration rapide. Très peu de jeunes filles savent mettre une marmite sur le feu. C’est pour cette raison que j’estime que cette initiative est à encourager et mérite d’être pérennisée dans le temps», a-t-elle conclu.

Pour cette première édition, les deux finalistes ont été déclarées ex æquo par le jury et bénéficieront d’une bourse scolaire d’une valeur de 100 000 francs chacune. Vu le succès de la première édition concours Kissimi Orema, la seconde est déjà prévue dans quelques jours.

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