Mis à l’index par une certaine opinion, doutant de sa volonté de voir appliquer la Contribution spéciale de solidarité (CSS), une taxe destinée aux Gabonais économiquement faibles, le patronat s’en défend. Seulement, la taxe entrée en vigueur depuis le 15 mars serait à l’origine de l’augmentation des prix sur le marché.

Alain Bâ Oumar, président de la CPG. © Gabonreview

 

Soupçonnée de combattre la mise en œuvre de la contribution spéciale de solidarité (CSS), entrée en vigueur depuis le 15 mars 2017, la Confédération patronale gabonaise (CPG), par la voix de son président, a démenti cette interprétation faite de sa démarche. Pour Alain Bâ Oumar, il était plutôt question de discuter avec le gouvernement des modalités de mise en œuvre de cette taxe, de sorte à «minimiser l’impact sur la santé financières de nos entreprises en cette période de crise», a-t-il précisé, en marge des travaux organisés avec les hommes d’affaires chinois venus en prospection au Gabon, le 5 avril dernier.

«Nous avons discuté avec le gouvernement. Nous sommes tombés d’accord sur l’essentiel, et cette taxe est mise en œuvre. Elle n’est pas parfaite. Les modalités d’application de cette taxe ne sont pas parfaites. Mais nous avons mené les discussions qu’il fallait avec le gouvernement qui d’ailleurs a été flexible quand il fallait l’être», a confié le président de la CPG.

Même s’il a affirmé que les entreprises ne refusaient pas d’être solidaires des Gabonais économiquement faibles, Alain Bâ Oumar a tout de même reconnu qu’elles ont œuvré pour que le prélèvement ne se fasse pas sur leurs chiffres d’affaires, mais plutôt à hauteur de 1% sur les factures de biens et services des consommateurs des produits qu’elles commercialisent.

Ce qui a favorisé naturellement une inflation. «Il s’agit d’une contribution pour laquelle l’Etat est bien conscient qu’il accepte une inflation mécanique puisque les entreprises doivent facturer 1% de plus à ce qu’elles facturaient auparavant», a-t-il expliqué.

Au constat de certains abus observés, notamment des entreprises qui augmentent de 2, 3, 4% les prix anciennement pratiqués, le patron des patrons s’est défendu d’être le régulateur des prix, indiquant comme tout le monde le sait, que cette tâche est celle du ministère du Commerce et de la concurrence pour s’assurer que certaines entreprises ne profitent de cette situation pour générer une inflation injustifiée.

Auteur : Alain Mouanda