Dans l’objectif de trouver des solutions à la situation politique et sécuritaire qui prévaut en Afrique centrale, les chefs d’Etat de la sous-région se réuniront au Gabon le 30 novembre prochain.

Ali Bongo, lors de la conférence des chefs d’Etat de la CEEAC, en mai 2015 à Libreville. © D.R.

Ali Bongo, lors de la conférence des chefs d’Etat de la CEEAC, en mai 2015 à Libreville. © D.R.

 

Le mercredi 30 novembre prochain, se tiendra à Libreville au Gabon une session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC). L’annonce a été faite au début de la semaine en cours par Ahmad Allam-mi, le Secrétariat général de l’organisation sous-régionale.

La rencontre qui sera présidée par Ali Bongo en sa qualité de président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC sera consacrée à l’examen de la situation politique et sécuritaire en Afrique centrale. Si certains dans la sous-région saluent déjà l’organisation de ces assises qui devraient se pencher sur la situation de crise au Burundi où l’instabilité prend de l’ampleur, en République centrafricaine où les violences ont repris le 21 novembre 2016 à Bria (au Centre-Est du pays), et sur la situation politique en République démocratique du Congo où les autorités tentent de sortir de la crise, d’autres espèrent que les participants s’intéresseront également au cas du Gabon.

Depuis l’annonce des premiers résultats de l’élection présidentielle du 27 août 2016, le pays connaît une crise née du refus de Jean Ping, candidat de l’opposition lors de ladite élection, de reconnaître la victoire d’Ali Bongo. Certains disent notamment attendre de la session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC que le président et les participants consentent à introduire parmi les sujets à aborder, les solutions à envisager pour la sortie de la crise sociopolitique dans le pays. Même si la réélection d’Ali Bongo a déjà été saluée par ses homologues de la sous-région, à l’instar d’Idriss Deby, le président tchadien, par ailleurs président en exercice de l’Union africaine, qui est intervenu dans le cadre de la résolution du contentieux électoral au Gabon en septembre dernier.

Cette intervention de l’organisation sur les questions politiques et sécuritaires s’explique par le fait qu’en 2007, les pays membres de la CEEAC ont adopté un plan stratégique d’intégration et une vision à l’horizon 2025, visant à faire de la région un espace de paix, de solidarité, de développement équilibré et de libre circulation des personnes, des biens et des services. L’axe lié à la paix, la sécurité et la stabilité est géré par le Conseil de paix et de sécurité en Afrique centrale (COPAX) au sein de la Communauté.