Le juge d’instruction ayant rejeté sa demande de remise en liberté provisoire, l’ancien député passera le réveillon dans sa cellule de la prison centrale de Libreville.

Le révérend Thierry Alain Moukwangui Madoungou, entouré de ses collaborateurs lors du point-presse, le 29 décembre 2016 à Libreville. © Gabonreview

 

Demandant la remise en liberté provisoire de leur client, les avocats de Bertrand Zibi ont été déboutés par le juge d’instruction. Ce dernier n’a pas favorablement répondu à leur demande, en dépit de l’accord pourtant donné par le ministère public. Bertrand Zibi passera donc le réveillon en prison.

Tel est la substance de la sortie à Libreville, le 30 décembre dernier, des avocats de l’ancien député, ces derniers ayant par ailleurs attiré l’attention de la communauté nationale et internationale sur le traitement du dossier de leur client. «La procédure à ce jour est au niveau de l’instruction», a déclaré un des avocats.

«Nous avons commencé son audition au fond et nous attendons que le juge puisse à nouveau le reprogrammer pour les différents chefs d’inculpation afin qu’il soit entendu là-dessus», a précisé Jean Paul Méthode Imbong-Fadi. A cet effet, les avocats de Bertrand Zibi ont demandé au juge une poursuite de l’instruction, lui suggérant de ne pas s’arcbouter sur les délais légaux, au motif que les faits seraient criminels, obligeant ainsi à une instruction sur un délai de 12 mois, renouvelable pour six mois.

«Nous demandons au juge qu’il puisse poser des actes instamment, afin que nous puissions voir clair dans cette affaire», a souhaité Me Jean Paul Méthode Imbong-Fadi. Tenus au secret de l’instruction, les avocats ont survolé les aspects en référence à ce dossier. «Le dossier est vide parce que les faits qui sont évoqués ne sont pas imputables à notre client…nous n’avons aucun indice concordant pouvant le confondre», a argumenté l’avocat.

Les avocats sont également revenus sur les conditions de détention de leurs clients, jugées supportables. «Depuis un bon bout de temps, nous nous sommes rendus à la prison centrale. Nous avons constaté qu’il se porte plus ou moins bien. Il ne subi aucun sévices corporel, aucune autre pression de quelle que nature que ce soit», a assuré Jean Paul Méthode Imbong-Fadi.

Pour rappel, Bertrand Zibi est poursuivi pour plusieurs chefs d’inculpation dont détention illégale d’armes à feu, omission de porter secours ou non-assistance à personne en danger, trouble à la paix publique et association de malfaiteurs. «Toutes ces choses mises à sa charge ne correspondent pas à la réalité des faits», ont soutenu les avocats du prévenu.

Auteur : Alain Mouanda